Et si toute la discographie de Beartooth racontait en réalité la même histoire depuis le premier EP ? C’est ce qu’affirme aujourd’hui Caleb Shomo. Quelques semaines après avoir révélé publiquement son homosexualité, le chanteur explique dans un long entretien accordé à Kerrang! que ses chansons parlaient déjà de son combat intérieur, bien avant qu’il ne soit capable d’en comprendre la véritable origine.
À quelques semaines de la sortie de Pure Ecstasy, le frontman assure que cet album ne marque pas une rupture, mais l’aboutissement d’un parcours commencé il y a près de quinze ans. Une relecture qui donne aujourd’hui un tout autre sens à plusieurs morceaux emblématiques du groupe.
« Tout était déjà là depuis le début »
Dans un entretien exclusif accordé à Kerrang!, Caleb Shomo affirme que toute la discographie de Beartooth prend désormais une nouvelle signification. Lorsqu’on lui demande quelles chansons sont devenues difficiles à réécouter, il répond : « Beaucoup… en fait, peut-être toutes. »
Selon lui, les thèmes de la culpabilité, de la haine de soi et de la quête d’identité étaient présents depuis les débuts du groupe. « Tout était déjà là depuis le début. »
Deux chansons qu’il ne voit plus de la même façon
Parmi les morceaux qui ont changé de sens à ses yeux figure Disease, dont il dit désormais : « Aujourd’hui, Disease n’a plus du tout la même résonance pour moi. »
À l’inverse, Caleb Shomo refuse désormais de jouer Sick And Disgusting sur scène et confie même : « Je n’écoute plus cette chanson et je ne conseille à personne de l’écouter. » Cette déclaration fait écho aux confidences qu’il avait récemment livrées sur son éducation religieuse et son rapport à son identité. Retrouvez davantage de contexte dans notre article consacré à ce témoignage.
Jordan Fish a changé Pure Ecstasy
Caleb Shomo explique également que Jordan Fish, ancien claviériste de Bring Me The Horizon, l’a poussé à réécrire une grande partie de Pure Ecstasy avec un conseil simple : « Tu es Beartooth. Dis clairement ce que tu veux dire. »
Le chanteur affirme n’avoir « jamais été aussi honnête sur un album », une démarche que le groupe a également défendue en retirant récemment la lyric video de Bullshit après avoir découvert qu’elle contenait des éléments générés par IA. Plus d’informations sont disponibles dans notre article sur cette décision.
Pour Caleb Shomo, Pure Ecstasy éclaire simplement sous un nouveau jour tout ce que Beartooth racontait depuis ses débuts : « En écoutant ces albums, vous me voyez vivre ma vie en temps réel. »