« Parfois, j’ai envie de le tuer » : Zoltan Bathory raconte sa relation explosive avec Ivan Moody au sein de Five Finger Death Punch

(Mis à jour le ) à 17h17
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« Parfois, j’ai envie de le tuer » : Zoltan Bathory raconte sa relation explosive avec Ivan Moody au sein de Five Finger Death Punch © Tetralens

Entre Zoltan Bathory et Ivan Moody, l’entente passe visiblement aussi par l’envie occasionnelle de s’étrangler. Le guitariste de Five Finger Death Punch plaisante aujourd’hui sur les scénarios macabres qu’il imagine parfois pour son chanteur. Mais après plus de vingt ans de tensions et de crises, il assure n’avoir jamais réellement envisagé de se séparer de lui.

Derrière l’humour noir, Bathory décrit surtout une relation arrivée à une forme d’équilibre : Moody reste imprévisible, difficile à gérer, parfois épuisant. Et c’est précisément pour cela qu’il le respecte.

« Parfois, j’ai envie de le tuer »

Dans un nouvel entretien accordé à Metal Hammer, Zoltan Bathory est interrogé sur une question qui accompagne forcément l’histoire mouvementée de Five Finger Death Punch : a-t-il déjà songé à tout arrêter, ou simplement à renvoyer Ivan Moody ? « Jamais. »

Le guitariste voit dans le caractère incontrôlable de Moody une partie essentielle de sa personnalité. Il le décrit comme profondément punk, capable de refuser quelque chose même lorsqu’une fortune est en jeu. Pas vraiment le profil le plus simple à gérer, donc. Mais Bathory préfère composer avec cette imprévisibilité plutôt que chercher à la gommer.

Ce qui ne l’empêche pas de fantasmer, pour rire, sur des solutions nettement plus radicales : « Parfois, j’ai envie de le tuer. Il m’arrive même d’échafauder des plans, de réfléchir à ce qu’il me faudrait comme matériel et à l’endroit où je pourrais cacher le corps. »

Le scénario s’arrête généralement au même endroit : Bathory se rappelle qu’il n’aurait alors plus de chanteur capable de faire ce que Moody sait faire. Il suppose d’ailleurs que son camarade doit parfois imaginer sa propre manière de se débarrasser de lui.

Voilà peut-être le paradoxe qui résume le mieux leur duo. Les deux hommes peuvent se pousser à bout sans remettre en cause l’essentiel. « On est comme des frères », explique Bathory. Avec le temps, ils ont surtout appris comment travailler ensemble et quelles batailles valent réellement la peine d’être menées.

Vingt ans de friction, et toujours Five Finger Death Punch

Cette relation n’a rien d’une simple anecdote. Ivan Moody, aujourd’hui sobre après avoir lutté contre l’alcool, a traversé plusieurs périodes difficiles au sein du groupe. Les désaccords entre les deux musiciens ont aussi débordé publiquement, notamment autour du clip de Living The Dream en 2020, dont Moody avait ensuite pris ses distances.

Mais Five Finger Death Punch est toujours là. Le groupe vient de sortir son dixième album studio, Legacy, pensé comme une synthèse de vingt années de carrière. Une idée de résistance que l’on retrouve aussi dans Nails In The Coffin, morceau que Bathory associe à la résilience et au chemin parcouru.

Five Finger Death Punch poursuivra cette nouvelle période en Europe début 2027 avec Lamb Of God et Bleed From Within. Le groupe fait également partie des premiers noms annoncés pour le Wacken Open Air 2027.

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