À quelques jours de la sortie de The Allfather Awakens, Johan Hegg reconnaît qu’il y a toujours une petite dose de stress au moment de livrer un nouvel album d’Amon Amarth au public. Mais le chanteur a une philosophie assez simple. Le groupe écrit d’abord la musique qu’il a envie d’entendre.
Évidemment, Amon Amarth aimerait que tout le monde adore ses nouvelles chansons. Hegg sait très bien que cela n’arrivera jamais, et il semble plutôt bien vivre avec cette idée.
Amon Amarth compose d’abord pour Amon Amarth
Dans une nouvelle interview accordée à Rock Antenne, Hegg explique qu’une sortie d’album provoque chez lui un drôle de mélange d’excitation et de nervosité. Une fois le studio terminé, il aimerait presque pouvoir balancer les chansons immédiatement.
Le problème, c’est qu’après des mois passés à cinq dans leur petite bulle, les membres d’Amon Amarth n’ont aucune idée de la manière dont le public va réagir.
« Évidemment, on aimerait que les gens aiment notre musique. Mais au final, si elle nous plaît à nous, c’est déjà l’essentiel. Peu importe ensuite comment elle est accueillie. Tout le monde ne peut pas aimer tous les morceaux. La musique, ça reste quelque chose de très subjectif. »
Une position plutôt saine quand on joue dans un groupe depuis plus de trente ans. À force de vouloir anticiper ce que les fans attendent, on finit assez facilement par écrire pour un public imaginaire plutôt que pour soi-même.
Dix chansons ? Alors Amon Amarth en écrit dix
Hegg révèle également quelque chose d’assez inhabituel sur la méthode du groupe. Amon Amarth ne compose pratiquement jamais une montagne de titres pour ensuite faire le tri. Si un album doit contenir dix morceaux, le groupe en écrit généralement dix.
« En général, on n’écrit que des morceaux qu’on compte vraiment mettre sur l’album. S’il nous en faut dix, on en écrit dix. Pas douze ou quinze pour faire le tri ensuite. »
The Allfather Awakens a tout de même créé une petite anomalie. Onze chansons ont été enregistrées cette fois-ci. La dernière avait du potentiel, mais Amon Amarth n’était tout simplement pas satisfait du résultat. Elle a donc été mise de côté. D’après Hegg, c’est une première dans l’histoire du groupe.
Produit par Jacob Hansen, The Allfather Awakens a été travaillé morceau par morceau. Le treizième album d’Amon Amarth sortira le 2 octobre via Metal Blade Records, avant une tournée européenne qui passera par le Zénith de Paris le 13 octobre avec Orbit Culture et Soilwork.