Près de six ans plus tard, Drowning Regret & Lungs Filled With Water d’Atena mérite mieux que l’oubli

à 09h01
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Près de six ans plus tard, Drowning Regret & Lungs Filled With Water d’Atena mérite mieux que l’oubli
© Eddie Berg (Presse)

Il y a presque six ans, les Norvégiens d’Atena mettaient un point final à une trilogie ambitieuse avec Drowning Regret & Lungs Filled With Water, un album concept aussi sombre qu’expérimental. L’occasion de revenir sur ce disque singulier, sorti le 24 janvier 2020 via Indie Recordings.

Un album conceptuel pour clore une trilogie

Paru en janvier 2020, Drowning Regret & Lungs Filled With Water est venu clore un cycle entamé plusieurs années plus tôt par Atena. Fondé à Oslo au début des années 2010, le groupe évolue dans un metalcore hybride aux textures sombres, mêlant puissance brute et atmosphères pesantes.

L’album a été mixé et masterisé par Robin Leijon (Lionheart Recordings), tandis que la pochette, réalisée par Tom Seljeseth, reflète l’atmosphère du disque. Elle prolonge l’univers visuel que le groupe a façonné au fil de ses sorties.

Entre brutalité sonore et expérimentations

L’album s’ouvre sur Born Rotten, un morceau menaçant ponctué de breakdowns puissants. Hormis l’intro, l’outro et un interlude central énigmatique intitulé +47 3029, l’ensemble développe un metalcore abrasif, enrichi de passages mélodiques et électroniques qui créent un contraste marqué.

Plusieurs invités de la scène européenne viennent renforcer l’impact de l’album : Jesper Gün (Ghost Iris), Alex Terrible (Slaughter To Prevail), Joel Holmqvist (Aviana), ainsi qu’un musicien nommé Damien, dont la participation reste peu détaillée.

No Hope For Miscarriage et Death Is All I Think About, placés en ouverture et en clôture, mettent en lumière la diversité des approches du groupe. Atena y alterne chant hurlé, spoken word, segments rappés, effets électroniques et ambiances quasi cinématographiques. Le résultat peut parfois surprendre, mais reste globalement percutant.

Une direction artistique risquée mais assumée

Atena pousse ici encore plus loin son exploration des frontières du metalcore. Le groupe intègre des éléments inhabituels : rap, voix claires sur des rythmiques lourdes, nappes électroniques dissonantes… Toutes les tentatives ne se valent pas, mais elles traduisent une volonté affirmée de sortir des cadres du genre.

À sa sortie, Drowning Regret & Lungs Filled With Water a reçu un accueil discret mais encourageant. Aujourd’hui encore, l’album reflète la singularité d’une scène alternative norvégienne en pleine affirmation.