Sorti en toute discrétion en 2025, Xenotaph de Fallujah s’avère pourtant l’un des albums de metal les plus aboutis de l’année. Entre death technique et post-metal vaporeux, le groupe californien livre un disque dense, contrasté et ambitieux.
Un album exigeant, mais captivant
Depuis sa formation en 2007, Fallujah n’a cessé de remodeler son approche musicale. Après des débuts dans le sillage du deathcore, le groupe a rapidement bifurqué vers un metal plus planant et travaillé, atteignant un pic d’attention critique avec The Flesh Prevails en 2014. Les albums suivants, plus inégaux, ont parfois peiné à trouver leur direction. Mais Xenotaph, sorti en 2025, marque une orientation plus affirmée.
Avec cet album, Fallujah semble avoir trouvé un équilibre entre sa virtuosité technique et sa quête de profondeur émotionnelle. Le groupe alterne entre envolées atmosphériques et passages plus âpres, dans une production léchée portée par une palette vocale plus large qu’à l’accoutumée. Les titres Kaleidoscopic Waves, The Crystalline Veil ou Step Through the Portal and Breathe en sont les meilleurs exemples : denses, mouvants, souvent imprévisibles.
Un disque qui méritait mieux
Malgré ses qualités, Xenotaph n’a pas suscité l’attention qu’il méritait. Un comble pour un album aussi soigné, exigeant et cohérent — peut-être le plus réussi depuis 2014. Le final, avec The Obsidian Architect et le morceau éponyme, atteint un équilibre rare, tendu entre éclat et retenue.
À l’heure du bilan, ce disque figure parmi les belles surprises de 2025. Discret, mais remarquable.