Certains albums de metal sont difficiles à écouter autrement que du début à la fin. Voici 14 disques sur lesquels il n’y a pas grand-chose à jeter, des premiers classiques du heavy metal aux sorties plus récentes.
Années 1970
Black Sabbath : Paranoid (1970)
Huit morceaux seulement, dont War Pigs, Iron Man et Paranoid. Difficile de trouver beaucoup d’albums aussi importants pour l’histoire et le son du heavy metal.
Judas Priest : Stained Class (1978)
Le très rapide Exciter, les guitares de Glenn Tipton et K. K. Downing, ainsi que Beyond the Realms of Death sur un même album : que demander de plus ? L’un des meilleurs Judas Priest des années 1970.
Années 1980
Metallica : Master of Puppets (1986)
Metallica n’avait pas encore publié le moindre single tiré de cet album au moment de sa sortie. Pourtant, presque tous ses morceaux sont devenus des classiques, y compris l’instrumental Orion. Un vrai tour de force !
Slayer : Reign in Blood (1986)
Dix chansons en moins d’une demi-heure. Pour l’époque, Slayer joue à une vitesse folle, avec très peu de répit entre Angel of Death et Raining Blood. Une décharge des plus marquantes et passionnantes.
Iron Maiden : Seventh Son of a Seventh Son (1988)
Un album concept avec des claviers, des morceaux progressifs et quelques refrains parmi les plus accrocheurs d’Iron Maiden… Très clairement une réussite de bout en bout.
Années 1990
Megadeth : Rust in Peace (1990)
Tous les fans le savent, l’arrivée de Marty Friedman permet à Megadeth de franchir un cap. Les solos sont excellents, notamment sur Tornado of Souls, et les riffs de Dave Mustaine n’ont probablement jamais été aussi travaillés. Une pépite qui ne se démode pas.
Pantera : Vulgar Display of Power (1992)
Le son de guitare est immédiatement reconnaissable, les riffs groovent à mort et Phil Anselmo hurle à pleins poumons avec son timbre si particulier. Une recette magique, difficile à répliquer.
Tool : Ænima (1996)
Les morceaux sont longs, les structures inhabituelles et certains interludes franchement étranges. C’est tout ce qu’on aime chez Tool. Forty Six & 2, Stinkfist et Ænema sortent peut-être un peu du lot, mais il n’y a pas vraiment de moment plat sur l’album.
Années 2000
Slipknot : Iowa (2001)
Un deuxième album encore plus violent que le premier, avec très peu de mélodies pour adoucir l’ensemble. Slipknot a fait mouche avec cet opus au nom de son lieu d’origine. Le morceau-titre, qui dure quinze minutes, est probablement l’une des choses les plus dérangeantes enregistrées par les neuf masqués.
Gojira : From Mars to Sirius (2005)
La batterie de Mario Duplantier, les riffs de Backbone ou encore les neuf minutes de Flying Whales auront suffi à imposer les Français comme un mastodonte du milieu. Gojira signe ici l’un des albums les plus marquants de sa carrière, qui est pourtant jalonnée de moments forts.
Années 2010
Behemoth : The Satanist (2014)
Des compositions moins chargées que sur certains albums précédents, avec davantage de place pour les ambiances. Le final d’O Father O Satan O Sun! est particulièrement impressionnant. Du black metal au paroxysme de son raffinement et de son impact.
Architects : All Our Gods Have Abandoned Us (2016)
Des riffs très techniques, devenus la signature de tout un pan du metal moderne, des refrains mélodiques et la voix puissante et convaincante de Sam Carter : le tout regroupé sur une même offrande sonore, sortie juste avant la mort de Tom Searle. Gone with the Wind et Memento Mori restent parmi les meilleurs titres de cette période d’Architects, même si l’ensemble s’écoute sans aucun problème.
Années 2020
Spiritbox : Eternal Blue (2021)
Un premier album qui passe du metalcore de Holy Roller aux mélodies presque pop de Secret Garden. Courtney LaPlante est à l’aise dans les deux registres. Un groupe désormais incontournable de notre décennie.
Sleep Token : Take Me Back to Eden (2023)
Du metal, du R&B, des passages électroniques et même du rap sur Ascensionism. Le mélange est assez improbable, mais fonctionne étonnamment bien sur la majeure partie du disque. Sleep Token a son lot de détracteurs, mais aussi une armada de fans pour compenser.