Embersight est né au sein de Common Enemies, mais le groupe entend bien être davantage qu’un simple changement de nom. Avec une identité recentrée autour du metalcore, un nouvel EP en préparation et plusieurs concerts prévus en France avec While Oceans Burn, Théo et Val reviennent pour MetalZone sur cette transition, leurs influences et la direction qu’ils souhaitent désormais donner au projet.
De Common Enemies à Embersight
MZ : Vous pouvez nous raconter l’histoire d’Embersight ? La naissance du projet, son évolution, le changement de nom et ce qui vous a amenés jusqu’ici.
Théo : Embersight, c’est plus qu’un changement de nom [rires] ; c’est un projet né au sein de notre ancien groupe, Common Enemies.
Val : À la base, Common Enemies, c’était un projet porté par notre guitariste John. Le nom du groupe, le style nu metal/hardcore, tout était déjà défini, et la plupart des morceaux étaient même composés. On a ensuite bossé tous ensemble pour aboutir à ce premier album, Relentless.
Théo : Quand il a fallu taffer sur la suite, pendant la composition d’Echoes, nous avons traversé une grosse période de remise en question concernant l’avenir du groupe.
Val : Parce qu’on s’est rendu compte que nos influences communes étaient beaucoup plus orientées metalcore, quoi.
Théo : Oui, et une fois l’EP terminé, nous sommes arrivés à un point où nous ne savions plus vraiment où nous allions.
Val : Disons qu’on avait bien capté le changement de cap artistique…
Théo : Du coup, après plusieurs mois de doutes et de réflexion, nous avons décidé de repartir sur de nouvelles bases. Le line-up est resté le même, mais notre vision et notre approche se sont précisées. Nous voulions créer quelque chose qui nous corresponde davantage, avec une identité et une direction artistique bien différentes de ce qu’était Common Enemies.
MZ : Quelles sont vos principales influences et, plus largement, qu’est-ce qui nourrit votre musique ?
Théo : Une très grande partie de nos inspirations vient de groupes de metalcore des années 2000/2010, comme Parkway Drive, August Burns Red, It Dies Today ou Misery Signals, mais aussi de groupes actuels comme Counterparts et Boundaries.
Val : On ne se revendique pas forcément 100 % old school : on garde une patte moderne. On souhaite simplement faire quelque chose qui nous vient naturellement et qui nous parle avant tout.
Théo : Et niveau compo, je dirais que ce qui nourrit principalement notre musique, c’est le fait d’y injecter des émotions sincères, qu’elles soient positives ou négatives. Nous n’avons pas peur de nous exprimer, même si cela signifie parfois briser certains codes ou oser fusionner des éléments qui, à première vue, ne semblent pas forcément aller ensemble.
On aime autant les breakdowns violents que les riffs mélodiques, alors on fait les deux et on voit comment ça prend [rires].
MZ : Qu’est-ce qui arrive pour la suite, en studio comme sur scène ? Dans la limite de ce que vous pouvez dévoiler, évidemment !
Théo : Actuellement, nous sommes en train de finaliser un EP, dont nous allons continuer à révéler les singles au compte-gouttes, accompagnés de nouveaux clips, jusqu’à sa sortie prévue pour la fin de l’année. En parallèle, on a déjà bien commencé à travailler sur la suite pour 2027.
Val : On est vachement plus actifs et inspirés niveau production et composition depuis qu’on a démarré Embersight !
Théo : C’est clair ! Et concernant les concerts, nous espérons pouvoir fouler les scènes des festivals en 2027. En attendant, nous avons quelques dates prévues en France en septembre et novembre 2026 avec les frérots de While Oceans Burn, et nous avons hâte de reprendre la route, de découvrir de nouvelles salles et d’y rencontrer de nouvelles personnes.
MZ : En tant que groupe qui essaie de faire sa place, quel regard portez-vous sur la scène actuelle, en France comme à l’international ?
Val : Honnêtement, ce n’est pas facile quand on est un jeune groupe émergent, car il y a beaucoup de groupes, tous aussi talentueux les uns que les autres. Mais c’est plutôt bon signe : ça veut dire que, niveau groupes, on est équipés et que la scène va bien de ce côté-là !
Sur le plan national, au niveau des salles et des festivals, on a aussi la chance d’avoir une scène active en France et des gens qui se bougent à fond. Et ça, c’est génial, parce qu’il y a certains pays où il n’y a vraiment pas grand-chose.
Théo : En tout cas, on espère avoir l’occasion de partager notre musique sur un maximum de scènes et dans un maximum de pays.
Val : En commençant par la France et les fests français. Mais pour ça, il faut réussir à sortir du lot, et c’est un vrai challenge [rires].
Embersight poursuit sa route avec Shards Of Glass
En attendant la sortie de cet EP, que le groupe compte dévoiler progressivement jusqu’à la fin de l’année, Embersight a récemment sorti Shards Of Glass, accompagné d’un clip entièrement conçu et réalisé en interne.
Le morceau précède également le retour du groupe sur scène : Embersight retrouvera While Oceans Burn pour six concerts en France entre septembre et novembre 2026, avec des passages par Marseille, Montpellier, Lyon, Toulouse, Nantes et Bordeaux.
De quoi poursuivre cette nouvelle étape entamée après Common Enemies, avec une identité qu’Embersight entend désormais construire à son image.