Electric Callboy met l'ambiance à l'Olympia, confirmant son statut de groupe en pleine ascension

à 22 h 44 min
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Electric Callboy met l'ambiance à l'Olympia, confirmant son statut de groupe en pleine ascension
© Tetralens

Depuis ses débuts sous le nom d’Eskimo Callboy en 2010, le collectif allemand a navigué et distillé son électrocore un peu partout. Puis, en 2020, après le départ de Sebastian Biesler (Sushi), qui a ensuite créé Ghostkid, le groupe a fait peau neuve sous le nom d’Electric Callboy.

S’ensuit une émergence redoublée, initiée sur Internet, notamment avec des titres comme Hypa Hypa, Pump it et We Got The Moves, qui les propulse à un autre niveau. Dès lors, leur ascension est fulgurante, faisant de ces joyeux lurons sur scène et en vidéo, mais très, très carrés en coulisses, l’un des groupes les plus populaires du moment.

C’est ainsi qu’en l’espace de quelques mois, ils se sont rendus à plusieurs reprises en France, d’abord au Trabendo, puis au Bataclan, et enfin dans l’une des salles les plus mythiques de Paris, l’Olympia.

Texte et photos par Tetralens (tetralens.com)

Future Palace

C’est donc pour cet événement que je brave les embouteillages et arrive juste à temps pour le premier groupe.

Malheureusement, de petits problèmes de communication ont retardé mon entrée, et je n’ai pu assister qu’à une partie de la performance de Future Palace, un groupe allemand de Post-Hardcore (enfin, de “gentil” post-hardcore, quand même) mené par Maria Lessing au chant. Un petit bout de femme énergique qui, avec ses musiciens, parvient à occuper l’espace avec efficacité.

Electric Callboy met l'ambiance à l'Olympia, confirmant son statut de groupe en pleine ascension

Le contexte était sûrement le facteur principal, mais je ne m’immerge pas vraiment dans leur performance. Les chansons qu’ils ont jouées dans la seconde moitié de leur set étaient certes entraînantes, mais elles ne m’ont pas impressionnée. En revanche, les versions en studio valent la peine d’être écoutées, en particulier les morceaux phares comme Heads Up et Paradise, arrangés avec goût.

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Blind Channel

Je suis dans le bain maintenant, et l’ambiance autour de moi est très positive, avec une grande partie des gens venus profiter d’un moment de détente aux accents et couleurs très 80’s. Déguisements, gilets fluo, perruques et licornes sont légion ce soir à l’Olympia, dans la fosse comme dans les gradins.

Une foule dense s’est formée dans les premiers rangs pour être aux premières loges de la deuxième partie, Blind Channel.

Alors, bien sûr, l’arrivée des Finlandais s’accompagne de cris aigus de la part d’une population plutôt jeune, un phénomène “groupi-esque” au possible, qui rappelle étrangement les années boys band.

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Joel Hokka et Niko Moilanen, le groupe de pop violente à deux voix révélé au monde depuis sa participation à l’Eurovision en 2021, assume et joue sur cette veine du “Rock à minettes”, mais son identité musicale n’en reste pas moins qualitative.

Leur sens du spectacle et leur présence sur scène sont indéniables dès leur entrée sur le plateau, où le collectif met d’emblée l’ambiance.

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Joonas Porko (guitare) est très dynamique et Olli Matela (basse) ne manque pas d’engagement. Seul Aleksi Kaunisvesi (DJ) semble un peu plus anecdotique au milieu de cette cohue scénique. Joel est particulièrement présent, vocalement et en bon frontman, nous offrant des poses de star au bord de la scène, déchaînant les cris des filles du premier rang.

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La setlist est plutôt bien composée, mélangeant des tubes avec des titres du dernier album Lifestyles Of The Sick & Dangerous (2022). La performance se poursuit brillamment, avec en point d’orgue une reprise du tube d’Anastacia, Left Outside Alone, sorti en 2004. C’est avec l’efficace Dark Side que s’achève leur prestation, une chanson représentative du Metalcore vénère et nouvelle génération de Blind Channel, avec un flow presque Nu Metal.

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Même si Blind Channel n’est pas mon groupe préféré, je reconnais leur efficacité et les trouve bien plus à l’aise sur une scène comme l’Olympia que dans l’exiguë Backstage il y a quelques mois.

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Electric Callboy

C’est parti, les stars de la soirée transforment la salle en piste de danse géante. Les sourires sont légion et on sent que l’ambiance ne sera pas triste.

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Tekkno Train ouvre le bal, mêlant un son électro allemand rappelant immédiatement Scooter, fer de lance de l’eurodance tech hardcore du début des années 2000, au puissant metalcore d’Electric Callboy. La filiation est tout à fait assumée. Notamment avec la présence de Finch sur Spaceman, l’un des titres les plus écoutés de l’album Tekkno, ou sur Hypa Hypa, directement inspiré du tube de Scooter.

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Nos deux chanteurs/frontmen sont des showmen au talent indéniable. Pas de temps mort. Tout est chronométré et organisé, et je salue une fois de plus l’équilibre entre une énergie scénique débridée, celle qui rend les foules folles, et une précision musicale de pointe. Si l’on ajoute à cela des breakdowns très, très efficaces, le genre qui vous fait dire “Pohw !” instantanément, oui, Electric Callboy est l’un des meilleurs groupes de ces dernières années.

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La performance se poursuit avec Hate/Love et Supernova (un peu moins puissant), et un solo de batterie furieux. Le public est en délire sur Hypa Hypa, et il est facile de comprendre pourquoi.

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Hurrikan est une sorte d’ovni, commençant comme un schläger (dance pop allemande) qui se transforme en techcore dévastateur sur la fin. Si vous ne l’avez pas encore fait, jetez un œil à la vidéo officielle du morceau, c’est un bijou de second degré.

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Maria Lessing rejoint nos Allemands toujours aussi travailleurs sur scène pour jouer Fuckboi, un duo avec Conquer Divide. Ce titre énergique et tendre à la fois fait rire et grincer des dents… et tombe à pic à ce moment de la soirée !

La performance se termine par un trio de titres phares – Pump It, Spaceman et enfin We Got The Moves – allez boooom !

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Un public totalement conquis, et une ambiance survoltée, qui se poursuit à la sortie avec la foule qui chante en cœur Hypa Hypa dans la salle !

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Énorme soirée.

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Setlist :

  • 01. Tekkno Train
  • 02. MC Thunder II
  • 03. Hate/Love
  • 04. The Scene
  • 05. Castrop X Spandau
  • 06. Supernova
  • 07. Arrow of Love
  • 08. Mindreader
  • 09. Best Day
  • 10. Drum Solo
  • 11. Hypa Hypa
  • 12. Crystals
  • 13. Hurrikan
  • 14. Fuckboi (avec Maria Lessing de Future Palce)
  • 15. Let It Go / When You Say Nothing at All / I Want It That Way
  • 16. Parasite
  • 17. MC Thunder
  • 18. Pump It
  • 19. Spaceman
  • 20. We Got the Moves

À propos de Tetralens

Cet article a été rédigé par Tetralens, qui est également la propriétaire de toutes les photos que vous avez vues ci-dessus.

Tetralens est une photographe basée à Paris. Si vous souhaitez discuter avec elle de son travail et/ou collaborer avec elle, vous trouverez toutes ses informations ci-dessous !

TETRAlens rassemble toutes les expressions de mon travail photographique, récent ou datant de plusieurs années. J’y présente principalement un extrait de mes captures de concerts live, essentiellement issus de la scène Metal et Rock, ainsi qu’un petit aperçu de mes autres sujets photographiques, tels que les paysages, les détails et l’architecture. D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu capturer à travers mon objectif ce que mes yeux voulaient immortaliser : le tranchant d’une lumière, la force d’un instant, la douceur d’un regard, l’énergie d’un moment, ces choses qui rendent le monde plus beau. Depuis mon plus jeune âge, cette passion m’a suivi dans mon quotidien ou dans mes voyages, mes yeux regardant constamment la nature, les villes et les gens comme une source d’inspiration pour nourrir mon expression artistique. Le canal le plus emblématique étant la musique live, les événements à travers lesquels l’humain est un vecteur des vibrations les plus positives.

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