En pleine chaleur au Rock The Lakes 2025, August Burns Red a transformé la fin d’après-midi en démonstration de précision et d’énergie, avec un set surprenant et une cohésion totale sur scène.
Un lancement-surprise et une machine bien huilée
La sono diffuse les premières mesures de Chop Suey et, avant même le premier cri de Serj Tankian, Jake Luhrs surgit avec un hurlement furieux : August Burns Red embraye sur sa reprise de System Of A Down, puis enchaîne sans temps mort sur ses classiques, dont une excellente interprétation de Composure et l’emblématique White Washed. L’impact est immédiat. Le groupe affiche une symbiose évidente, fruit d’années de scène partagée et d’un noyau dur soudé. Chaque musicien occupe l’espace avec conviction, au point qu’il devenait difficile de savoir où donner de la tête.
Jeu scénique habité et repères incontournables
Les tours de micro de Jake ponctuent des lignes hurlées avec vigueur, tandis que Matt Greiner confirme son statut derrière les fûts : métronomique, inventif et toujours musical. À la guitare, JB Brubaker s’avance en tongs, clin d’œil parfait aux températures élevées. L’ensemble respire une camaraderie palpable, un plaisir de jouer ensemble qui traverse la fosse et tient en haleine jusqu’aux derniers rangs.
Le son ABR dans toute sa splendeur
La production sonne large et nette, parfaitement caractéristique d’August Burns Red : tranchant des guitares, assise de la section rythmique, clarté des arrangements. On retrouve la précision du studio sans artifice superflu ; rien ne ressemble à une béquille numérique. On entend surtout un groupe qui joue extrêmement bien et qui a énormément répété.
Une prestation solide et inspirée qui a marqué la fin d’après-midi, avant de laisser place à l’univers épique et théâtral de Wind Rose.