“Je voulais écrire quelque chose de différent » : Mikael Akerfeldt raconte la création de The Last Will and Testament d’Opeth

(Mis à jour le ) à 17h24
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“Je voulais écrire quelque chose de différent » : Mikael Akerfeldt raconte la création de The Last Will and Testament d’Opeth © salajean, Shutterstock.com

Lors d’une interview avec Full Metal Jackie, Mikael Akerfeldt, chanteur et guitariste d’Opeth, a discuté du nouvel album du groupe, The Last Will and Testament, dont la sortie est prévue pour le 22 novembre 2024 via Reigning Phoenix Music. Ce concept album explore les secrets révélés lors de la lecture du testament d’un patriarche, avec une intrigue captivante et une fin pleine de rebondissements. Akerfeldt a partagé plusieurs anecdotes sur la création de cet album, soulignant qu’au-delà de tout, ce qui le fait avancer, c’est de s’amuser.

Une histoire inspirée des drames familiaux

The Last Will and Testament s’inspire des tensions et des drames familiaux qui surviennent lors de la répartition d’un héritage. Akerfeldt a expliqué que l’idée lui est venue après avoir vu une interview d’un homme qui s’était brouillé avec sa famille à cause du testament de leur père. Cette histoire, associée à la série Succession, a fourni le cadre du récit qui se développe tout au long de l’album.

“Je voulais écrire quelque chose de différent, un concept qui me permettrait de m’investir pleinement, et ce thème familial m’a vraiment intrigué. Avec l’aide de ma compagne, nous avons développé l’intrigue, et elle m’a même suggéré le rebondissement final.” Akerfeldt a souligné à quel point il a pris du plaisir à écrire cette histoire, une expérience qu’il compare à jouer avec des Lego, affirmant que s’amuser est essentiel pour lui dans le processus créatif.

Le retour des growls et une collaboration avec Ian Anderson

Ce nouvel album marque également le retour des célèbres growls d’Akerfeldt, après une absence de plusieurs albums. Il a expliqué que la voix grave et gutturale du death metal s’accordait parfaitement avec le personnage principal de l’album, le patriarche décédé. “J’avais l’impression que ces voix apportaient vraiment quelque chose au personnage et à l’histoire, et en plus, je sentais que je chantais bien, donc c’était le bon moment pour les réintroduire.”

Une collaboration notable sur cet album est celle d’Ian Anderson, le légendaire musicien de Jethro Tull, qui prête sa voix pour la narration du disque. Akerfeldt, grand fan de Jethro Tull, a d’abord approché Anderson pour cette partie narrative. Ce dernier a été surpris par cette demande, habitué à ce qu’on lui demande de jouer de la flûte. Finalement, Anderson a également proposé de jouer un solo de flûte sur l’album, un cadeau qu’Akerfeldt a rapidement accepté. “C’est incroyable d’avoir enfin Ian Anderson sur un de nos albums après l’avoir poursuivi pendant 15 ans.”

Une touche familiale dans Paragraph One

Au-delà de l’histoire dramatique de l’album, Akerfeldt a partagé un moment plus personnel en impliquant sa fille Miriam dans l’enregistrement. Elle prête sa voix à un passage dans la première chanson, Paragraph One. “Je lui ai demandé de participer, mais elle était réticente au départ. Elle m’a finalement rejoint en studio de mauvaise humeur, mais après avoir écouté le résultat final, elle était fière d’elle.” Un doux moment qui contraste avec l’intensité de l’album.

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