Ernie C, guitariste de Body Count, revient sur son expérience tumultueuse en tant que producteur de l’album controversé de Black Sabbath, Forbidden, révélant des anecdotes surprenantes sur les coulisses de sa création.
Un album compliqué dès le départ
Dans une récente interview accordée à The OG Mike Show, Ernie C, guitariste de Body Count, a évoqué son expérience mouvementée lorsqu’il a produit Forbidden, l’un des albums les plus controversés de Black Sabbath, sorti en 1995. L’artiste révèle notamment qu’il souhaitait donner au groupe un son plus “sec”, inspiré par l’approche minimaliste de groupes comme Nirvana : “Je voulais réduire l’écho, ce gros son des années 80. Pas pour qu’ils sonnent [exactement] comme Nirvana, mais juste pour avoir moins de reverb.”
Cependant, tout ne s’est pas passé comme prévu—loin de là. Ernie C confie que le groupe ne l’avait pas choisi comme producteur, une décision imposée par Miles Copeland III, alors directeur du label I.R.S. : “Ils ne voulaient pas vraiment que je produise ce disque. Je suis arrivé comme ‘l’homme du label’, ce qui est assez ironique. Tony Iommi était cependant très poli avec moi, un parfait gentleman anglais.”
Des embûches inattendues
La production de l’album fut ponctuée par des incidents cocasses et parfois surréalistes, comme la réception inattendue d’une lettre de mise en demeure de Sharon Osbourne. Tony Iommi rassura alors Ernie : “Oh, ne t’inquiète pas, elle fait ça à tout le monde pour faire peur.” Ernie ajoute avec humour : “Eh bien, elle faisait sacrément bien son travail !”
Il se souvient également d’une visite surprise des légendes de la guitare Jeff Beck et Brian May en plein enregistrement d’un solo de Tony Iommi : “Tony me demande ce que je pense de son solo, et je lui réponds : ‘Pourquoi tu me demandes à moi ? Demande plutôt à Jeff Beck et Brian May !'”
Finalement, Ernie admet avec franchise que toute l’expérience fut plutôt un fiasco. Sabbath ne voulait pas vraiment de changement, préférant arrêter les sessions à des horaires fixes plutôt que de prolonger les prises : “Tony me disait souvent : ‘Tout ce que je peux jouer ce soir, je peux le jouer demain après avoir dormi.'”
Malgré tout, cette collaboration reste une anecdote fascinante, illustrant parfaitement les aléas parfois absurdes du monde de la musique.
