“Je soutiens Palestine Action” : Roger Waters (ex-Pink Floyd) risque jusqu’à 14 ans de prison au Royaume-Uni

à 14h44
Lecture 3 min.
“Je soutiens Palestine Action” : Roger Waters (ex-Pink Floyd) risque jusqu’à 14 ans de prison au Royaume-Uni
© A.PAES / Shutterstock.com

Roger Waters risque jusqu’à 14 ans de prison au Royaume-Uni pour avoir exprimé son soutien à Palestine Action, désormais considéré comme un groupe terroriste par les autorités britanniques.

Un soutien affiché qui pourrait coûter cher

Le 5 juillet 2025, Roger Waters a publié une vidéo sur ses réseaux sociaux pour déclarer son appui à Palestine Action, une organisation désormais interdite au Royaume-Uni en vertu du Terrorism Act 2000. Dans ce message, filmé depuis son studio, l’ancien membre de Pink Floyd qualifie le collectif de “génial” et affirme : “Pour rappel, je soutiens Palestine Action”. Il insiste sur le caractère non violent de ses actions et conteste fermement sa classification comme groupe terroriste.

Sur un morceau de carton qu’il montre à la caméra, on peut lire : “ROGER WATERS SOUTIENT PALESTINE ACTION”, accompagné de la phrase suivante : “Le Parlement a été corrompu par les agents d’une puissance étrangère génocidaire ! LEVEZ-VOUS ET FAITES-VOUS ENTENDRE. C’EST MAINTENANT !!!”. Waters désigne même cette journée comme “le jour de l’indépendance 2025” et déclare : “Je proclame mon indépendance vis-à-vis du gouvernement du Royaume-Uni.”

Des accusations persistantes et un contexte explosif

Le soutien public à Palestine Action constitue désormais un crime au Royaume-Uni. Plusieurs personnes ont d’ailleurs été arrêtées à Londres pour avoir brandi des pancartes exprimant ce même soutien. L’association Campaign Against Antisemitism a rappelé que de tels propos sont passibles de poursuites et s’est dite prête à engager des actions en justice si les autorités n’interviennent pas.

Roger Waters n’en est pas à sa première controverse. Depuis des années, il prend position sur le conflit israélo-palestinien, qu’il qualifie régulièrement de “génocide” – un terme qu’il avait déjà employé en 2024 pour s’en prendre aux membres de Radiohead dans une interview pour la série documentaire Empire Files.

Ses prises de position lui ont valu de nombreuses accusations d’antisémitisme, notamment de la part de David Draiman de Disturbed, qui l’a qualifié de “monstre” et “antisémite jusqu’à la moelle” dans une interview accordée à Linda Advocate. Waters a toujours nié ces accusations, expliquant que ses critiques visaient la politique de l’État d’Israël et non le judaïsme.

À ce jour, aucune action judiciaire n’a encore été annoncée par les autorités britanniques à l’encontre de Waters, mais le climat reste particulièrement tendu.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Roger Waters (@rogerwaters)

Plus d'actus sur Pink Floyd
L'actu Rock