Jusqu’à ses derniers instants, Lemmy Kilmister a refusé de plier face à ses problèmes de santé. Une décennie après sa disparition, ses proches révèlent à quel point il a ignoré les signes d’alerte, fidèle à son tempérament inébranlable.
« Si t’avais attendu une semaine de plus, t’étais mort »
À l’occasion du dixième anniversaire de la mort de Lemmy, Metal Hammer publie une série de témoignages inédits sur la manière dont le leader de Motörhead a fait face à la maladie. Une séquence racontée par le producteur Cameron Webb résume bien son état d’esprit : « Il est allé voir son médecin, et le gars lui a dit : ‘Putain ! Si t’avais attendu une semaine de plus, t’étais mort.' »
Atteint de diabète dès le début des années 2000, Lemmy a cumulé les complications de santé sans jamais ralentir. Son manager Todd Singerman confie : « On essayait de lui faire arrêter l’alcool. Il a remplacé le whisky par de la vodka-orange. L’orange, c’est que du sucre, mais pour lui c’était plus sain. » Face aux recommandations des médecins, sa logique restait la même : « Il devait boire plus d’eau ? Il ajoutait deux glaçons dans son verre. »
Un héritage toujours vivant en 2025
Dix ans après son décès, Lemmy reste une figure incontournable du rock. Une statue a été inaugurée cette année à Stoke-on-Trent, sa ville natale, et la compilation Killed By Deaf, avec Rancid, GBH ou Pennywise, lui rend hommage. Mikkey Dee (Scorpions) et Phil Campbell évoquent toujours avec force l’héritage d’un homme « sans compromis ».
Motörhead ne s’est jamais reformé depuis sa disparition, mais son empreinte perdure. Jesse Leach (Killswitch Engage) parle d’un « dieu du rock », tandis que Kirk Hammett (Metallica) se souvient de sa première écoute d’Ace Of Spades comme d’une « claque ». En 2025, Lemmy reste ce qu’il a toujours été : une légende indomptable.