Gene Simmons (Kiss) : “L’IA est un problème si elle n’est pas encadrée”

à 16h22
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Gene Simmons (Kiss) : “L’IA est un problème si elle n’est pas encadrée”
© Tony Norkus, Shutterstock.com

Gene Simmons alerte sur l’essor de l’intelligence artificielle dans la musique et appelle à une régulation mondiale pour en encadrer l’usage croissant.

Gene Simmons alerte sur l’impact de l’intelligence artificielle

Invité sur Bloomberg TV le 13 décembre, Gene Simmons a fait part de ses inquiétudes concernant l’IA générative dans la musique. Le bassiste et cofondateur de Kiss estime que ces technologies, si elles ne sont pas régulées, pourraient bouleverser l’industrie musicale. Elles posent notamment la question de la propriété intellectuelle : “L’IA est un problème si elle n’est pas encadrée. Il faut établir des règles avant que la situation ne devienne incontrôlable.”

Il pointe l’absence de cadre juridique unifié aux États-Unis : “Si l’IA est légale dans un État comme le Delaware, pourquoi créer de la musique réelle ailleurs ? Il faut une loi fédérale qui s’applique à l’ensemble du territoire.” Simmons va plus loin, appelant à une coordination internationale via l’ONU pour fixer des règles à l’échelle mondiale.

Un artiste toujours actif et engagé

Depuis la fin des tournées de Kiss en 2023, Gene Simmons continue de défendre les droits des artistes. Le 9 décembre, il a témoigné devant le Sénat américain en faveur de l’American Music Fairness Act, dénonçant le non-paiement des musiciens à la radio : “Même les esclaves avaient à manger et à boire. Elvis, Sinatra ou Bing Crosby, eux, n’ont jamais touché un centime pour leurs diffusions.”

En parallèle, Simmons a présenté ses excuses publiques après ses propos controversés tenus à la suite de la mort d’Ace Frehley en octobre. Il a reconnu ses torts dans un message publié le 10 décembre : “J’ai toujours aimé Ace. Toujours.”

Côté affaires, Kiss a cédé son catalogue et ses droits à Pophouse début 2024, pour une somme estimée à plus de 300 millions de dollars (environ 255 millions d’euros). Le groupe reste l’un des plus présents sur le marché des produits dérivés.

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