“On ne savait pas si on pourrait continuer” : comment Dayseeker a frôlé la fin avant le succès

à 12h17
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“On ne savait pas si on pourrait continuer” : comment Dayseeker a frôlé la fin avant le succès
© Max Baker (Presse)

Avant de s’imposer comme l’un des groupes les plus visibles du metal alternatif actuel, Dayseeker a longtemps avancé sur un fil. En 2019, usé par des années de tournées précaires et un manque de perspectives claires, le groupe californien envisageait sérieusement de s’arrêter. C’est pourtant à ce moment précis que sa trajectoire a basculé.

Un dernier pari devenu décisif

Dans une interview accordée à Metal Hammer, le chanteur Rory Rodriguez est revenu sur cette période critique, alors que Dayseeker s’apprêtait à publier son quatrième album, Sleeptalk. Il expliquait qu’un sentiment tacite s’était installé au sein du groupe : “Si Sleeptalk ne trouvait pas son public, c’était la fin”, comme l’a rapporté le magazine britannique.

Après sept années passées à tourner sans réelle stabilité, à enchaîner les concerts devant quelques dizaines de personnes et à survivre avec des revenus dérisoires, cet album représentait un ultime pari. Dayseeker a alors opéré un virage artistique assumé, délaissant en partie les aspérités metalcore de ses débuts au profit de mélodies plus accessibles et d’une écriture émotionnelle plus directe.

Le changement a porté ses fruits. Les salles se sont progressivement remplies, le public a commencé à reprendre les paroles en chœur, et la dynamique du groupe s’est profondément transformée. Rory Rodriguez a même pu quitter son métier d’opticien, parvenant désormais à vivre exclusivement de la musique.

Une trajectoire confirmée et tournée vers 2026

Cette progression s’est confirmée avec la sortie de Creature In The Black Night, dévoilé à l’automne. Plus feutré et mélancolique, ce sixième album prolonge l’évolution entamée depuis Sleeptalk, tout en installant durablement Dayseeker dans le paysage du metal moderne.

Début 2026, le groupe défend ce disque sur les routes européennes aux côtés de Motionless In White. En France, trois concerts sont programmés, dans l’ordre suivant : le 17 février au Zénith de Paris, le 2 mars à Lyon (Le Transbordeur) et le 3 mars à Toulouse (Interference). Pour cette tournée, le bassiste Ramone Valerio est temporairement absent, ayant choisi de rester auprès de sa famille.

Fort de cette période décisive, Dayseeker se projette désormais vers la suite. De nouveaux projets sont envisagés pour 2026, avec la volonté de prolonger une dynamique qui, quelques années plus tôt, semblait encore hors de portée.

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