Le frontman de Paleface Swiss assume pleinement ses provocations scéniques. En embrassant régulièrement ses musiciens en concert, le chanteur zurichois revendique un geste simple, qui pousse pourtant une partie du public à quitter la salle. Une réaction qui, loin de l’attrister, le conforte dans sa démarche.
“Si ça vous pose problème, cassez-vous”
Interrogé par Metal Hammer, Marc “Zelli” Zellweger explique que ces baisers échangés avec le batteur Cassiano “Cassi” Toma s’inscrivent dans une volonté assumée de s’attaquer à la masculinité toxique. Le chanteur ne fait pas dans la demi-mesure : “Si vous avez un problème avec ça, cassez-vous.”
Il insiste sur l’ampleur des réactions : “Vous n’avez aucune idée du nombre de personnes qui quittent la salle à chaque fois qu’on fait ça. Évidemment, je suis content qu’ils partent.” Selon lui, certains hommes, notamment aux États-Unis, se montrent particulièrement offensés par ces marques d’affection entre musiciens.
Zelli revendique un geste spontané et décomplexé : “Pourquoi on s’embrasse sur scène ? Pourquoi pas ? ‘Je t’aime bien. Tu m’aimes bien. Amusons-nous. Un petit bisou. Merci d’être là.’” À la question de savoir s’il mène un combat contre la masculinité toxique, il répond : “Oui, je pense.” Avant d’ajouter qu’il souhaite simplement vivre sa sexualité et s’amuser, sans faire de mal à qui que ce soit.
Un groupe en pleine dynamique
Fondé en 2017 par Zelli aux côtés de Yannick Lehmann et Tommy Lee, Paleface Swiss s’est imposé sur la scène deathcore avec son troisième album, Cursed, paru début 2025, puis avec l’EP The Wilted, sorti récemment.
Le groupe s’apprête à repartir en tournée nord-américaine en première partie de Lorna Shore au printemps, avant d’enchaîner les festivals européens durant l’été, dont le Download Festival au Royaume-Uni.
Une date belge figure également au programme : le 9 août au Alcatraz Festival 2026 à Courtrai.