Misha Mansoor remet sur le devant de la scène la question de la viabilité économique des tournées metal. Invité du Nick Nocturnal Podcast, le guitariste de Periphery estime qu’un nombre croissant de groupes ne peuvent plus vivre uniquement de leur musique. En cause, selon lui : l’explosion des coûts liés aux tournées et la nécessité de développer des sources de revenus parallèles.
“Les coûts ont doublé, voire triplé”
Misha Mansoor juge la situation actuelle encore plus compliquée qu’il y a quelques années. Depuis longtemps, le musicien présente Periphery comme un “projet passion” plus que comme une activité réellement rentable, une vision qu’il développait déjà dans de précédentes déclarations consacrées à l’indépendance financière du groupe.
Dans ce nouvel entretien, il explique : “Le coût de tout a doublé, voire triplé. Les bus coûtent beaucoup plus cher, les équipes techniques aussi, et le coût de la vie a augmenté pour tout le monde.”
Selon lui, la hausse des cachets ne suffit plus à absorber celle des dépenses. Le guitariste décrit un système où les groupes restent les derniers à être payés, une fois les frais, les équipes et les intermédiaires rémunérés.
Mansoor précise toutefois qu’il ne s’agit pas d’une plainte personnelle : “Je me fiche de ne pas gagner d’argent avec Periphery, parce que le groupe sert de base à toutes les autres activités qui me permettent de vivre.”
Periphery revendique son indépendance
Au fil des années, Misha Mansoor a développé plusieurs activités en parallèle de Periphery, notamment avec GetGood Drums, Horizon Devices et diverses structures liées à l’audio ou au merchandising. À ses yeux, ces revenus annexes sont devenus indispensables pour continuer à faire vivre un groupe.
Le musicien encourage ainsi les jeunes artistes à diversifier leurs activités le plus tôt possible : “Votre groupe ne vous fera probablement pas gagner d’argent. Faites autre chose à côté.”
Cette philosophie reste au cœur du fonctionnement de Periphery. Comme le groupe l’expliquait récemment à propos de sa vision du “métier passion”, la formation privilégie désormais la liberté créative et le plaisir de composer plutôt qu’une logique purement commerciale.
Periphery s’apprête par ailleurs à ouvrir un nouveau chapitre avec A Pale White Dot, son huitième album studio attendu le 15 mai via 3DOT Recordings. Après l’annonce du disque, le groupe a déjà dévoilé les singles Mr. God et Everyone Dies Alone, confirmant une direction plus sombre et abrasive.
Les concerts à venir de Periphery
- 19 juin 2026 — Hellfest, Clisson (France)
- 21 juin 2026 — Graspop Metal Meeting, Dessel (Belgique)