Une ancienne interview de Corey Taylor, récemment remise en avant par Metal Hammer, rappelle l’influence déterminante d’Iron Maiden et de Metallica sur le chanteur de Slipknot. Parmi les albums qui ont façonné son identité musicale figurent Powerslave, Somewhere In Time et Master Of Puppets, ce dernier étant décrit par le musicien comme l’album de metal par excellence.
Réalisé en 2011, l’entretien met en lumière trois classiques incontournables des années 1980, associés aussi bien à ses premiers souvenirs de fan qu’à sa vision d’un disque de metal quasiment parfait.
Pour Corey Taylor, tout commence avec Iron Maiden
Dans une interview récemment remise en lumière par Metal Hammer, Corey Taylor raconte que Powerslave fut le premier album qu’il reçut à Noël.
À une époque où les chèques-cadeaux n’existaient pas encore, sa grand-mère l’emmena acheter de la musique. Son choix, lui, était déjà arrêté.
« Je savais avant même que nous arrivions au magasin qu’il me fallait absolument un album d’Iron Maiden. »
Sorti en 1984, Powerslave représente ainsi bien plus qu’un simple classique du heavy metal : il correspond au véritable point de départ de sa passion pour cette musique. Il occupe d’ailleurs la première place de notre classement des albums d’Iron Maiden.
Somewhere In Time, une fascination autant visuelle que musicale
Corey Taylor place également Somewhere In Time parmi les albums les plus importants de sa vie. Au-delà des chansons, c’est sa célèbre pochette qui l’a profondément marqué. Il se souvient l’avoir entièrement dépliée, puis avoir passé de longues minutes à en explorer les moindres détails et les références à l’univers de Blade Runner.
« Il y avait tellement de choses à regarder que j’ai dû passer au moins une heure à examiner toute l’image. »
Cette anecdote illustre l’impact durable du disque : pour Corey Taylor, Somewhere In Time ne se limitait pas à sa musique, mais proposait un univers complet, propice à l’évasion comme à l’imagination.
Master Of Puppets, le modèle absolu selon Corey Taylor
Si Iron Maiden a nourri ses premiers émois de fan, Metallica incarne à ses yeux une forme d’aboutissement. Lorsqu’il évoque Master Of Puppets, son admiration ne laisse place à aucune nuance.
« Sans hésiter, c’est l’album de metal par excellence. Metallica y réunit des mélodies mémorables et des riffs d’une férocité incroyable. Chaque riff, chaque ligne de chant, chaque partie de batterie, chaque interprétation, chaque seconde de cet album est parfaite. Du début à la fin, c’est probablement l’un des deux meilleurs albums jamais réalisés. »
Plus qu’un chef-d’œuvre du thrash metal, Master Of Puppets figure, selon lui, parmi les plus grands albums jamais enregistrés, tous styles confondus. Une appréciation qui rejoint notre classement des albums de Metallica, où il devance Ride The Lightning et …And Justice For All.
Une interview ancienne, des références toujours incontournables
Ces propos remontent à 2011, mais leur récente remise en avant souligne une évidence : plus de quarante ans après leur sortie, Powerslave, Somewhere In Time et Master Of Puppets demeurent des œuvres fondatrices, auxquelles des figures majeures du metal contemporain continuent de se référer spontanément lorsqu’elles évoquent les albums qui ont façonné leur parcours.
De quoi donner envie de réécouter ces trois monuments du metal avec un regard — et surtout une oreille — renouvelés.