Après une période particulièrement mouvementée et plusieurs départs majeurs, The Ocean amorce un nouveau cycle avec Solaris, un album attendu le 25 septembre via Pelagic Records. Pour accompagner cette annonce, le collectif post-metal allemand dévoile Light Pollution, un premier extrait aussi massif qu’atmosphérique, qui laisse entrevoir une direction plus cinématographique et introspective que jamais.
Inspiré du célèbre film d’Andreï Tarkovski, ce douzième album studio marque également le début d’une nouvelle ère pour le groupe, désormais porté par un line-up largement remanié.
The Ocean ouvre un nouveau chapitre avec Light Pollution
Dès les premières secondes, Light Pollution installe une ambiance froide et hypnotique. Synthétiseurs brumeux, tension progressive et explosions post-metal monumentales : le morceau rappelle par moments les atmosphères contemplatives de Holocene, tout en poussant encore plus loin l’approche cinématographique du groupe.
Au-delà de son ampleur musicale, le titre explore aussi notre rapport à l’hyperconnexion et à la surexposition permanente. Robin Staps résume cette idée avec lucidité : “On a connu plusieurs révolutions de la communication au fil des dernières décennies, mais est-ce qu’on communique vraiment mieux pour autant ? J’ai parfois l’impression qu’on tourne en rond. Aujourd’hui, tout est exposé en permanence. Il n’existe presque plus d’endroit où disparaître un instant, ni même garder quelque chose pour soi.”
Réalisé par Craig Murray (Mogwai, Converge), le clip accompagne parfaitement cette nouvelle esthétique : plus minimaliste, plus élégante, mais toujours profondément immersive.
Une reconstruction complète après plusieurs départs
Comme le laissait déjà entendre la récente session live d’adieu du groupe, The Ocean traverse actuellement l’une des périodes les plus importantes de son histoire. Les départs successifs de Loïc Rossetti, David Ramis Åhfeldt et Paul Seidel ont mis un terme à plus de dix ans de stabilité au sein du collectif.
Robin Staps a néanmoins choisi de poursuivre l’aventure en s’entourant d’une nouvelle équipe. Aux côtés du bassiste Mattias Hägerstrand et du batteur Jordi Farré, cette incarnation de The Ocean accueille Emmanuel Jessua (Hypno5e) et Marco Gennaro aux guitares, tandis qu’Enrico Tiberi et Lane Shi assurent désormais les parties vocales.
Avec ses huit morceaux et ses quelque 70 minutes, Solaris s’annonce comme une œuvre dense et ambitieuse. L’album compte également la participation de Thorsten Quaeschning (Tangerine Dream) sur plusieurs arrangements de synthétiseurs modulaires, tandis que Jens Bogren signe une nouvelle fois le mixage et le mastering.
Les précommandes sont déjà ouvertes via Pelagic Records.
Tracklist de Solaris
- 52°30’11 » N, 13°26’12“ E
- Departure Song
- Light Pollution
- Simulacra
- Belligerence
- Ultima Esperanza
- Milk Of My Dreams
- 51°28’30 » S, 73°6’11 » W