Il y a des riffs qui deviennent des classiques. Et puis il y a ceux que les vendeurs de guitares finissent par entendre beaucoup trop souvent. Avec Sweet Child O’ Mine, Slash connaît désormais les deux situations : le guitariste de Guns N’ Roses reconnaît lui-même que son célèbre motif d’ouverture peut devenir « vraiment agaçant » lorsqu’il tourne en boucle dans un magasin de musique.
Loin de s’en vexer, Slash prend même la chose comme un compliment. Il sait surtout ce que cela implique pour les employés : avant Guns N’ Roses, il a lui-même travaillé dans un magasin où Stairway To Heaven, Smoke On The Water et Eruption revenaient sans cesse.
« C’est un plan vraiment agaçant »
Interrogé dans le Jim Kerr Rock & Roll Morning Show de Q104.3 New York sur la réputation de Sweet Child O’ Mine auprès des vendeurs d’instruments, Slash n’a pas cherché à défendre son riff : « C’est un plan vraiment agaçant. »
Le guitariste connaît bien le problème. Lorsqu’il travaillait dans un magasin de musique en 1981, certains morceaux revenaient déjà quotidiennement sous les doigts des clients.
« Pour moi, c’était “Stairway To Heaven” de Led Zeppelin et “Smoke On The Water” de Deep Purple. C’est ce que les gens venaient jouer. Et puis il y avait “Eruption” de Van Halen. Ça aussi, ça devient agaçant quand quelqu’un vient le jouer tous les jours. »
Un supplice pour les vendeurs, un compliment pour Slash
À l’idée que Sweet Child O’ Mine ait pu rejoindre cette catégorie de riffs incontournables au point d’en devenir envahissants, Slash préfère retenir le symbole.
« Je serais très honoré si c’était vraiment le cas. Mais en même temps, je compatis avec les gens qui travaillent dans ces magasins. J’imagine toutes les petites erreurs qu’ils doivent entendre… et à quel point ça peut vite sonner faux. »
Le paradoxe est assez simple : si le riff est joué au point de fatiguer certains vendeurs, c’est aussi parce qu’il reste l’un de ceux que les guitaristes ont envie d’apprendre et de reproduire.
Slash parlait justement récemment de cette nouvelle génération de musiciens, expliquant être bluffé par le niveau atteint par certains jeunes guitaristes grâce aux tutoriels, à YouTube et aux réseaux sociaux.