Rory Rodriguez, chanteur de Dayseeker, évoque avec lucidité son rapport à la célébrité. Entre gratitude et malaise, il tente de rester ancré alors que la popularité du groupe ne cesse de croître.
Entre succès et perte de repères
Avec Creature In The Black Night, Dayseeker franchit un cap. Dans une interview accordée à Kerrang!, Rory Rodriguez dit avoir du mal à gérer cette montée en puissance : “On est dans un train qu’on ne contrôle plus”. Le groupe, autrefois cantonné aux petites salles, joue désormais devant 40 000 personnes (à certaines occasions).
Le chanteur, père d’une fillette de quatre ans, décrit un certain décalage : “Parfois, j’ai l’impression qu’on ne réalise pas vraiment à quel point ça marche”. Il évoque aussi l’obsession que peuvent susciter certaines relations parasociales, notamment en tant que père.
Garder les pieds sur terre
Rodriguez refuse d’endosser l’image de la rockstar : “Je ne suis pas au-dessus de qui que ce soit”. Pour lui, la musique reste avant tout un moyen de transmettre des émotions, comme ce fut le cas avec Linkin Park durant son adolescence. Son écriture, nourrie par des expériences personnelles douloureuses, continue de résonner chez de nombreux fans.
Sorti en octobre, Creature In The Black Night marque un tournant artistique plus retenu. Peu après sa parution, Dayseeker a annoncé la séparation à l’amiable avec le guitariste Gino Sgambelluri. Le groupe défendra ce nouvel album en février 2026 lors d’une tournée aux côtés de Motionless In White.