« Le label voulait que le PMRC interdise l’album » : Michael Angelo Batio révèle les excès derrière O.F.R. de Nitro

(Mis à jour le ) à 13h33
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« Le label voulait que le PMRC interdise l’album » : Michael Angelo Batio révèle les excès derrière O.F.R. de Nitro

Michael Angelo Batio lève le voile sur les coulisses de O.F.R., le premier album de Nitro. Dans une interview accordée à Guitar World, le guitariste affirme que son label voulait pousser le groupe à un niveau d’excès inédit, au point d’espérer voir le PMRC s’en prendre au disque.

Près de quarante ans plus tard, il reconnaît également que Nitro est allé beaucoup plus loin que prévu et que certaines critiques adressées au groupe étaient finalement justifiées.

Un album volontairement poussé à l’extrême

Selon Michael Angelo Batio, Bob Cahill, alors président de Rhino Records, estimait que les premières démos de Nitro n’étaient pas assez radicales. Le guitariste se souvient qu’il lui aurait lancé : « Angelo, je croyais que tu étais rapide ? Je veux que tu en fasses toujours plus. »

Batio explique que le label souhaitait un album agressif jusque dans son son. Il affirme même que Rhino espérait voir le PMRC (Parents Music Resource Center), organisation américaine connue pour sa campagne contre certains albums jugés offensants, s’attaquer à O.F.R. : « Le label voulait que le PMRC interdise l’album. »

« On détestait le son de notre propre album »

Le guitariste révèle également que lui et le chanteur Jim Gillette étaient mécontents du mastering final. Ils ont même proposé de financer eux-mêmes un nouveau mixage et un nouveau mastering, mais le label a refusé, estimant que l’album se vendait suffisamment bien.

« Nous sommes allés bien plus loin que prévu »

Avec le recul, Michael Angelo Batio porte un regard plus nuancé sur cette période. Il reconnaît que Nitro a dépassé les limites qu’il s’était fixées : « Nous savions dès le départ que nous allions être très extrêmes, mais au final, nous sommes allés bien plus loin que prévu. »

Le musicien admet également avoir fini par partager une partie des critiques formulées à l’époque contre le groupe, dont il estime aujourd’hui qu’elles n’étaient pas toutes infondées.

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