« C’était un fantôme » : Chris Fehn confirme les critiques de Corey Taylor sur Rick Rubin chez Slipknot

(Mis à jour le ) à 15h04
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« C’était un fantôme » : Chris Fehn confirme les critiques de Corey Taylor sur Rick Rubin chez Slipknot © Featureflash Photo Agency / Shutterstock.com

Rick Rubin était presque absent pendant l’enregistrement de Vol. 3: (The Subliminal Verses), selon Chris Fehn. L’ancien percussionniste de Slipknot décrit un producteur qui se contentait d’écouter quelques prises avant de laisser l’ingénieur Greg Fidelman assurer le suivi quotidien des sessions.

Fehn refuse pourtant d’y voir un manque d’implication. Malgré cette présence limitée, Rick Rubin posséderait selon lui une intuition hors norme, cette fameuse « touche magique » qui fait sa réputation depuis des décennies.

Rick Rubin, un producteur discret pendant les sessions de Vol. 3

Invité de 101 WRIF, Chris Fehn est revenu sur la création de Vol. 3: (The Subliminal Verses), premier album de Slipknot produit par Rick Rubin après les collaborations avec Ross Robinson.

Le groupe s’était installé dans la résidence que le producteur venait d’acquérir à Laurel Canyon et y aurait passé trois mois avant même d’enregistrer la moindre note.

« Au début, c’était le chaos. Il y avait du monde partout. Mais une fois qu’on s’est posés et qu’on s’est vraiment concentrés, on a fait un album formidable. J’adore ce disque. »

Selon Fehn, Rubin intervenait essentiellement pour écouter certaines prises de batterie et valider une orientation générale, tandis que Greg Fidelman centralisait les enregistrements avant de les lui transmettre.

« Il passait écouter quelques pistes de batterie, vérifiait si le tempo lui convenait et disait parfois : “Oui, le deuxième morceau est au bon tempo.” Ensuite, Greg Fidelman réunissait tout et lui envoyait les enregistrements. »

« Dans les faits, c’était un fantôme »

Chris Fehn explique cette méthode par le grand nombre de projets menés simultanément par Rick Rubin, qui travaillait ensuite à distance avant de faire part de ses remarques.

« J’ai l’impression qu’il travaille sur cinq ou six projets en même temps. J’imagine qu’il rentre le soir, s’assoit, écoute la musique et réfléchit à la direction que prend le projet. Mais, dans les faits, oui, c’était un fantôme. »

Ces propos font écho aux critiques formulées par Corey Taylor en 2023. Fehn se montre toutefois plus nuancé et estime que cette façon de travailler n’empêchait pas Rubin d’avoir une influence déterminante sur le résultat final.

« Il y a quand même quelque chose chez lui. Il a cette touche magique. »

Une méthode qui continue de diviser

Le témoignage de Chris Fehn illustre le paradoxe Rick Rubin : un producteur parfois presque invisible, mais dont l’intuition continue d’être saluée par de nombreux musiciens. Kerry King avait d’ailleurs lui aussi raconté que Rubin était devenu « comme un fantôme » pendant la fin de sa collaboration avec Slayer, tandis que Mike Shinoda a récemment mis en avant son influence sur la créativité de Linkin Park.

Avec Vol. 3: (The Subliminal Verses), Slipknot a amorcé un tournant majeur de sa carrière en ouvrant davantage sa musique aux mélodies et aux refrains fédérateurs, comme en témoignent Duality, Before I Forget ou Vermilion. L’album demeure l’un des plus marquants de la discographie du groupe, comme le rappelle notre classement de ses albums.

Pendant que ces souvenirs refont surface, Slipknot poursuit l’élaboration de son prochain album avec Matt Wallace. Jim Root a récemment révélé que le groupe disposait déjà d’une cinquantaine d’arrangements en développement, sans titre ni date de sortie annoncés à ce jour.

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