Death Is Little More de Boundaries : Un testament brutal de la maîtrise du Metalcore moderne

à 10 h 04 min
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Boundaries dévoile le nouveau single Easily Erased de son prochain album Death Is Little More
© Sarah Holick (Presse)

Dans le paysage sombre et tumultueux du Metalcore moderne, Boundaries s’impose comme une force redoutable. Avec son nouvel album, Death Is Little More, le quintet du Connecticut livre un barrage incessant d’émotions non filtrées et d’agressivité sonore. Prévu pour le 29 mars via 3DOT Recordings, cet album marque le troisième projet complet du groupe et consolide sa position de meneur dans le genre.

S’inspirant des paroles intemporelles de Dante Alighieri, “Death is little more”, Boundaries plonge dans l’angoisse existentielle et la discorde sociétale de notre époque. Le chanteur Matthew McDougal, ainsi que Cory Emond, Tim “Cheese” Sullivan, Nathan Calcagno et Cody DelVecchio, canalisent ces thèmes dans un récit musical brûlant qui trouvera un écho profond auprès des auditeurs.

Dès le morceau d’ouverture, Turning Hate Into Rage, Boundaries ne perd pas de temps à déchaîner sa fureur sur l’auditeur. Le mélange féroce d’éléments metalcore et hardcore frappe comme une masse, ne laissant aucune place à la complaisance. Chaque morceau est un assaut viscéral de rythmes martelés, de riffs foudroyants et de la voix passionnée de McDougal, culminant dans un sentiment d’urgence indéniable.

Des chansons comme Darkness Shared et Like Petals From A Stem démontrent la capacité du groupe à équilibrer l’agressivité et la mélodie, offrant de brefs répits au milieu du chaos. De leur côté, Easily Erased et Cursed To Remember présentent des accroches énergiques et des refrains contagieux qui persistent longtemps après que la musique se soit éteinte.

La chanson titre, Death Is Little More, est la pièce maîtresse de l’album, résumant les thèmes de la peur existentielle et de l’agitation intérieure. Avec ses rythmes percutants et ses guitares incendiaires, ce titre incarne l’approche intransigeante de Boundaries.

Les collaborations avec Lochie Keogh d’Alpha Wolf sur A Pale Light Lingers et Marcus Vik d’Invent Animate sur Blame’s Burden ajoutent des couches supplémentaires d’intensité et de profondeur à l’album. L’hymne hardcore Blood Soaked Salvation, avec Matt Honeycutt de Kublai Khan, est un véritable coup de poing rempli de hargne et de défiance.

Alors que l’album touche à sa fin avec Inhale The Grief, Boundaries offre un moment de catharsis au cœur du chaos. L’intensité émotionnelle de la voix de McDougal, associée aux lignes mélodiques de la guitare, crée un final d’une beauté obsédante qui reste dans l’esprit longtemps après que les dernières notes se soient évanouies.

Produit, mixé et masterisé par Randy LeBoeuf chez Graphic Nature Audio, Death Is Little More bénéficie d’un son percutant et impactant qui complète à merveille l’énergie brute des performances de Boundaries. Les morceaux de l’album, courts mais puissants, capturent l’essence de l’énergie du groupe en live, ce qui en fait la bande-son parfaite pour les moments d’intensité et de mobilisation.

En conclusion, Death Is Little More de Boundaries est un tour de force du metalcore moderne, offrant une expérience d’écoute viscérale et sans compromis du début à la fin. Bien que les influences du groupe soient évidentes, il se forge une identité propre, consolidant son statut parmi les artistes les plus prometteurs du genre.