Les 10 pires albums de 10 groupes mythiques du rock et du metal (Vol. 1)

(Mis à jour le ) à 08h38
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Les 10 pires albums de 10 groupes mythiques du rock et du metal (Vol. 1)

Même les plus grands groupes ont des casseroles. Metallica, Black Sabbath, Slayer, Iron Maiden… Tous ont sorti des classiques absolus, mais aussi au moins un album qu’on ne conseillerait franchement pas pour découvrir leur musique.

Certains disques de cette liste sont simplement ratés. D’autres sont surtout trop longs, trop bizarres ou complètement perdus dans une époque qui ne leur allait pas. Et oui, quelques-uns ont leurs défenseurs. Il en faut bien.

St. Anger de Metallica

Ah, St. Anger… L’album sans solos, avec des morceaux interminables et cette caisse claire qui ressemble à une casserole dévalant un escalier.

Tout n’est pas mauvais. Frantic fonctionne plutôt bien et le morceau-titre possède une vraie rage. Mais pour découvrir Metallica, écoutez Master Of Puppets. Vraiment.

Forbidden de Black Sabbath

Même Tony Iommi ne peut pas tout sauver. Forbidden est probablement l’un des albums les plus ternes de Black Sabbath, avec des morceaux qui passent sans laisser grand-chose derrière eux.

La production d’Ernie C de Body Count et la présence d’Ice-T rendent l’histoire assez improbable. Musicalement, mieux vaut revenir à Paranoid, Master Of Reality ou Heaven And Hell.

Super Collider de Megadeth

Megadeth en mode hard rock accessible, pourquoi pas. Le problème, c’est qu’il faut encore écrire les chansons qui vont avec.

Kingmaker et Dance In The Rain sont plutôt solides, mais le reste manque sérieusement de mordant. À côté de Rust In Peace ou Peace Sells… But Who’s Buying?, la comparaison fait mal.

Supercharger de Machine Head

Avec Supercharger, Machine Head plonge encore plus profondément dans les années nu metal. Rap, groove, refrains accessibles… tout y passe, sans que le mélange soit toujours très heureux.

Bulldozer reste une bonne grosse machine à riffs. Pour le reste, The Blackening montrera quelques années plus tard de quoi le groupe était réellement capable.

Diabolus In Musica de Slayer

Celui-là va probablement énerver quelques fans. Diabolus In Musica n’est pas catastrophique, mais entendre Slayer ralentir pour chercher du côté du groove de la fin des années 90 reste assez étrange.

Stain Of Mind est excellent. L’album entier, beaucoup moins indispensable. Commencez plutôt par Reign In Blood ou Seasons In The Abyss.

Virtual XI d’Iron Maiden

Blaze Bayley prend souvent tout dans la figure lorsqu’on parle de Virtual XI, alors que le véritable problème vient surtout des compositions. Certaines sont beaucoup trop longues et répétitives. Oui, The Angel And The Gambler, on parle de toi.

Heureusement, Futureal et surtout The Clansman sauvent largement les meubles. Mais personne ne devrait découvrir Maiden avec cet album.

Nostradamus de Judas Priest

Un double concept album de Judas Priest consacré à Nostradamus. Sur le papier, c’est déjà beaucoup.

Dans les faits, c’est encore plus long. Orchestrations, interludes, atmosphères grandiloquentes… Priest veut tellement construire une œuvre monumentale qu’il oublie parfois d’aller droit au but. Painkiller fera très bien l’affaire pour commencer.

Generation Swine de Mötley Crüe

Vince Neil revient et Mötley Crüe décide… de faire un album bizarre rempli de sonorités industrielles et d’expérimentations typiquement années 90.

Afraid tient encore la route, mais Generation Swine ressemble surtout à un groupe qui ne sait plus exactement ce qu’il veut être. Dr. Feelgood, merci, au revoir.

The Astonishing de Dream Theater

Dream Theater a toujours aimé en faire beaucoup. Avec The Astonishing, le groupe en fait beaucoup, beaucoup trop.

34 pistes, plus de deux heures de musique et une énorme histoire dystopique… Il y a de très bonnes idées là-dedans, notamment The Gift Of Music, mais il faut du courage pour avaler l’ensemble. Images And Words est une introduction beaucoup moins dangereuse.

Eye II Eye de Scorpions

Les années 90 ont fait des choses étranges aux groupes de hard rock. Sur Eye II Eye, Scorpions range une bonne partie des guitares pour tenter une approche plus pop et moderne.

Mysterious est plutôt sympathique. Le reste donne surtout envie de remettre Blackout et de faire comme si rien ne s’était passé.