De Brütal Legend à DOOM : les 5 rencontres les plus marquantes entre metal et jeux vidéo

(Mis à jour le ) à 18h08
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De Brütal Legend à DOOM : les 5 rencontres les plus marquantes entre metal et jeux vidéo

Le metal et le jeu vidéo étaient probablement faits pour se rencontrer. Des premiers FPS nourris aux riffs de thrash aux bandes originales enregistrées avec certaines des plus grandes voix de la scène moderne, les deux univers se croisent depuis plus de trente ans.

Mais certains jeux sont allés beaucoup plus loin que la simple playlist. Voici cinq rencontres qui ont réellement rapproché l’histoire du metal et celle du jeu vidéo.

1. Brütal Legend, le jeu qui voulait vivre dans une pochette de heavy metal

Difficile de trouver meilleur représentant que Brütal Legend.

Sorti en 2009, le jeu de Double Fine ne se contente pas d’utiliser du metal : son monde entier repose sur ses codes. Guitares, amplificateurs, démons, roadies et paysages dignes de pochettes d’albums constituent le décor de l’aventure menée par Eddie Riggs, incarné par Jack Black.

Ozzy Osbourne, Lemmy Kilmister, Rob Halford et Lita Ford participent également au jeu, tandis que sa bande-son réunit plus de 100 morceaux de 75 groupes, parmi lesquels Black Sabbath, Judas Priest, Motörhead, Megadeth, Slayer, Emperor ou Mastodon.

Avec le recul, Brütal Legend reste probablement la plus grande lettre d’amour jamais adressée au heavy metal par un jeu vidéo.

2. DOOM, plus de trente ans de riffs et de démons

La relation entre DOOM et le metal commence dès 1993, lorsque Bobby Prince compose une bande-son largement nourrie par le thrash et le heavy metal de l’époque.

Mais c’est avec DOOM (2016) et DOOM Eternal que cette rencontre prend une nouvelle dimension. Mick Gordon mélange guitares huit cordes, synthétiseurs distordus, rythmiques mécaniques et textures industrielles pour créer un son devenu indissociable du Doom Slayer.

Le plus intéressant reste peut-être l’inversion qui s’est produite depuis : après avoir été influencé par le metal pendant des décennies, DOOM a fini par influencer à son tour une partie de la scène moderne.

3. Metal: Hellsinger, quand le metal devient le gameplay

Metal: Hellsinger pousse l’idée encore plus loin : ici, la musique ne se contente pas d’accompagner l’action. Elle dicte directement la manière de jouer.

Ce FPS rythmique demande d’attaquer en cadence, tandis que la bande-son gagne progressivement en intensité lorsque le joueur reste dans le tempo.

Pour donner vie au concept, Two Feathers a composé des morceaux spécialement interprétés par Serj Tankian, Randy Blythe, Alissa White-Gluz, Matt Heafy, Mikael Stanne, Tatiana Shmayluk ou encore Björn “Speed” Strid.

Rarement la frontière entre album de metal et bande originale de jeu vidéo aura été aussi mince.

4. Quake et le cauchemar industriel de Trent Reznor

En 1996, Trent Reznor et son équipe participent à la musique et aux effets sonores de Quake.

Plutôt que d’empiler les riffs, le cerveau de Nine Inch Nails construit un univers fait de drones, de nappes industrielles, de bruits métalliques et de silences oppressants. Une approche beaucoup moins frontale, mais essentielle à l’identité du jeu.

Quake démontre ainsi très tôt qu’un musicien issu du rock industriel peut apporter au jeu vidéo bien davantage qu’une chanson sous licence : il peut participer à la construction de son atmosphère entière.

5. Cyberpunk 2077, quand Refused devient SAMURAI

Pour donner vie à SAMURAI, le groupe fictif de Johnny Silverhand dans Cyberpunk 2077, CD Projekt Red s’est tourné vers un véritable groupe : Refused.

Les Suédois ont enregistré plusieurs morceaux attribués directement à SAMURAI, dont Chippin’ In, Never Fade Away et The Ballad of Buck Ravers.

C’est ce qui rend la collaboration particulièrement réussie. Refused n’est pas simplement présent sur la bande originale : le groupe accepte de s’effacer derrière une formation fictive appartenant pleinement à l’univers du jeu.

Des rencontres devenues indissociables des jeux

Impossible évidemment de résumer plusieurs décennies de croisements entre metal et jeux vidéo en cinq titres. Avenged Sevenfold et Call Of Duty: Black Ops, Jonathan Davis et Silent Hill: Downpour ou encore Misha Mansoor et Halo auraient également pu être cités.

Difficile aussi de ne pas penser à Guitar Hero, qui a placé le rock et le metal au cœur du gameplay et fait découvrir ces genres à des millions de joueurs, jusqu’à consacrer un épisode entier à Metallica en 2009. Si la série reste en dehors de ce Top 5, c’est parce que ce classement privilégie les jeux où le metal participe directement à la création d’un univers, d’une bande originale ou d’une identité sonore propre, plutôt que ceux construits avant tout autour de l’interprétation de morceaux existants.

Brütal Legend, DOOM, Metal: Hellsinger, Quake et Cyberpunk 2077 illustrent justement cinq manières différentes d’aller plus loin.

Dans ces jeux, le metal n’est plus simplement une musique ajoutée derrière l’action. Il participe au monde, à l’atmosphère et parfois même au gameplay.