"Je trouve qu'elle se porte mieux que jamais" ; Shawter de Dagoba parle de la scène metal française et de leur nouvel album, Different Breed

à 17 h 33 min
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© Tetralens

Dans cette interview exclusive, Shawter, le frontman du groupe de Metal Français Dagoba, nous donne un aperçu du processus créatif derrière leur dernier album, Different Breed (sorti le 14 juin via Verycords).

Shawter partage des anecdotes sur l’enregistrement, l’évolution musicale du groupe, et son point de vue sur la scène Metal française. Il révèle également ses attentes pour les concerts à venir et offre un message sincère à leurs fans francophones.

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Le titre Different Breed est très évocateur. Comment avez-vous trouvé ce titre et que représente-t-il pour vous ?

Après avoir affirmé que ce qui motive l’écriture de nos albums est la proposition d’une facette différente du groupe à chaque sortie, il était probablement temps d’en faire un titre d’album. Bien évidemment, un titre est également sujet à interprétation personnelle, et donc nous laissons libre cours à chacun de faire la sienne.

Comment s’est déroulé l’enregistrement de Different Breed ? Y a-t-il eu des moments mémorables ou des défis à relever pendant la production ?

Tout s’est déroulé dans la plus grande des sérénités. Cela fait maintenant six albums que je produis pour le groupe, donc nous avons nos petites habitudes, notre confort. En termes de défi, je crois que Théo a surtout su insuffler quelque chose de nouveau, à la fois très brutal, moderne et fin dans l’écriture de ses parties de batterie. Quant aux moments mémorables, ils furent nombreux. Je n’ai jamais caché être un rat de studio, je préfère largement cette étape, assez introspective, à celle de la scène, qui nécessite d’être exposé au plus grand nombre, et qui est plutôt contre-nature me concernant. Souvent, lorsque vient l’étape des arrangements, je peux réfléchir très longuement sur un son, une note, qui parfois n’apparaît qu’une seule fois dans tout l’album, mais qui, à mon sens, fait la différence. Lorsque je suis satisfait à ce moment-là, ce sont des moments dont je me rappelle toute ma vie.

Comment pensez-vous que Dagoba a évolué musicalement au fil des années ? Quels ont été les plus grands changements dans votre son et votre approche ?

Il me paraît légitime de dire que nous avons probablement affiné notre technicité instrumentale ainsi que notre savoir-faire en matière de production. Ensuite, nous avons toujours pris un plaisir immense à explorer chacune de nos influences, qu’elles soient obscures, classiques, industrielles ou électro. En cherchant à nous améliorer et à proposer quelque chose d’intéressant en incluant des éléments de plusieurs courants musicaux différents, nous avons forcément approfondi notre façon de concevoir notre musique. L’influence et l’écriture de Théo concernant la batterie amènent quelque chose de moins robotique à notre musique, et accompagnent au mieux le groove de nos riffs et nos arrangements divers.

Que pensez-vous de l’état actuel de la scène metal française ? Quels sont les défis et les opportunités uniques auxquels vous êtes confrontés en tant que groupe de metal français ?

Je trouve qu’elle se porte mieux que jamais, avec de plus en plus de groupes qui s’exportent et remplissent de belles salles, chez nous comme ailleurs. Je pense à nos compères de Landmvrks, mais aussi à Rise Of The Northstar, Igorrr, et plein d’autres. J’ai connu une époque où nous étions une toute petite poignée à vraiment vivre de notre musique et à pouvoir l’exporter. Aujourd’hui, voir un groupe français tourner au Japon, aux États-Unis, etc., est devenu presque banal, et c’est tant mieux. Pour nous, le défi est simple : continuer à vivre ce rêve éveillé qu’est la vie dans Dagoba ! Faire des riffs chez soi, puis finir par avoir l’opportunité de les enregistrer, puis de les défendre sur les scènes du monde entier est une chose que je souhaite à chacun de vos lecteurs. Concernant les opportunités, nous avons la chance aujourd’hui d’être un nom un peu connu dans la scène, donc nous verrons bien quelles surprises nous attendent concernant la tournée promotionnelle de Different Breed, et quel accueil le public lui réservera à sa sortie.

Comment comptez-vous donner vie aux chansons de Different Breed lors de vos concerts ? Y a-t-il des titres que vous êtes particulièrement impatients d’interpréter ?

Nous proposons déjà Cerberus et Distant Cry sur scène, et les réactions du public sont phénoménales ! Nous les interprétons avec l’énergie qui nous caractérise, et il nous tarde d’inclure toujours plus de titres de Different Breed, car la plupart sont vraiment taillés pour le live.

Comment pensez-vous avoir évolué en tant que musiciens et individus depuis votre dernier album ? Quelles leçons avez-vous apprises en cours de route ?

En tant que musiciens et en tant qu’hommes, je pense que nous avons acquis une certaine forme de sagesse et de maîtrise de soi, qui se ressent fortement dans l’ambiance au sein du groupe, en tournée, sur scène et sur album. Quant aux leçons, elles sont nombreuses, mais le principal but de toute cette entreprise reste le plaisir, le bonheur d’en être là, et la reconnaissance de pouvoir vivre de notre passion.

Quelle musique écoutez-vous en ce moment ? Y a-t-il des groupes ou des artistes qui ont attiré votre attention récemment ?

Je n’écoute pas vraiment de musique, je suis plutôt porté sur les podcasts, qu’ils soient sportifs, économiques ou politiques.

Un dernier mot pour vos fans francophones ?

Merci pour tout.

Le nouvel album de Dagoba, Different Breed, est disponible dès à présent par le biais de Verycords.

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