Spencer Sotelo de Periphery : “Il ne faut jamais se prendre trop au sérieux”

à 14 h 10 min
Lecture 5 min.
Spencer Sotelo de Periphery : “Il ne faut jamais se prendre trop au sérieux”
© Miikka Skaffari/FilmMagic

Louder vient de publier une nouvelle interview avec Spencer Sotelo, le frontman de Periphery.

Spencer Sotelo est le chef de file de Periphery. Il a rejoint les rangs du groupe de Metal Progressif américain en 2010, juste à temps pour enregistrer leur premier album éponyme.

À la question de savoir ce qu’il y a de pire dans un groupe, Spencer a répondu :

C’est certainement le manque de sommeil que l’on ressent lorsqu’on se trouve dans un pays où les fuseaux horaires sont différents. Mais il n’y a vraiment rien d’autre de mauvais à être dans un groupe – 99% du temps, c’est génial ! Vous pouvez sortir boire des coups et avoir l’impression que c’était une mauvaise idée le lendemain quand vous faites le soundcheck, mais pas de regrets, n’est-ce pas ?

Ensuite, l’interviewer a voulu savoir quel était le meilleur conseil qu’il avait jamais reçu, il a dit :

Que je ferais mieux d’être dans le milieu pour la musique, parce que je ne vais certainement pas gagner de l’argent en étant dans un groupe de Metal, surtout à notre époque.

Quant à la première fois où il s’est senti comme une rockstar, Spencer a déclaré :

Je dirais en 2012 aux Philippines, lors d’un festival appelé Pulp Summer Slam. On nous a demandé d’y aller et nous n’en savions rien, nous étions juste contents d’aller aux Philippines, et quand nous sommes arrivés là-bas, c’était comme si nous étions Metallica ! Il y avait une immense scène, une passerelle qui allait dans la foule, des écrans géants… Ça a été la première fois que je me suis dit : “Whoah !”. Je pense que tout le monde devrait avoir l’opportunité de ressentir cela une fois dans sa vie.

À la question de savoir s’il a déjà eu de mauvaises expériences avec la drogue, Spencer a répondu :

Je n’aime pas être défoncé en public. Je fume un peu d’herbe avec ma femme en regardant Netflix, c’est bien comme ça. Je n’aime pas être défoncé en public, et je ne le ferais jamais avant qu’on joue. Je l’ai fait une fois et c’était horrible, ma voix était détruite et je sonnais comme un chat mourant. C’était vraiment stressant.

Lorsque l’interviewer lui a demandé quand il avait pleuré pour la dernière fois, Spencer a répondu :

J’ai passé une nuit très émouvante avec un ami à parler de choses très personnelles. Ma soeur est décédée il y a quelques années et nous avons passé une nuit à en parler. Je n’en dirai pas plus.

Quant à savoir s’il a l’impression de faire partie de la scène Tech Metal, il a dit :

Eh bien, elle existe toujours, et il y a encore beaucoup de groupes qui font ce genre de musique. Mais je ne sais pas, j’ai l’impression que nous sommes plus un groupe de Metal Progressif qu’un de ces groupes, c’est mon avis. Nous nous intéressons plus à la cohérence des chansons qu’à l’aspect “technique”.

Ensuite, l’interviewer a voulu savoir ce que lui et le groupe ont pensé de leur nomination aux Grammys en 2017. Il a déclaré :

C’était très étrange, on ne s’y attendait pas du tout. C’était vraiment cool ; qui aurait pensé qu’un groupe comme nous pourrait aller aussi loin ? Nous avons vu que nos amis de Between The Buried And Me avaient été nominés eux aussi, et ils sont encore plus dans une niche que nous. C’est cool de voir les gens qui font les votes être un peu plus ouverts d’esprit qu’à l’époque.

Quant à ce qu’ils ont fait le soir de la remise des prix, Spencer a expliqué :

Nous sommes partis en tournée en Australie ! C’était bien plus important pour nous. Nous savions que nous n’allions pas gagner, Megadeth allait évidemment remporter le prix.

Pour terminer, l’interviewer lui a demandé à quel point le groupe prenait sa musique au sérieux, sachant qu’il y a beaucoup d’humour venu du web dans la musique de Periphery.

Nous passons beaucoup de temps à créer la meilleure œuvre d’art possible, mais nous aimons l’arroser d’humour parce qu’il ne faut jamais se prendre trop au sérieux. Je ne fais pas confiance à ceux qui se prennent tellement au sérieux qu’ils ne laissent pas leur propre personnalité transparaître dans leur musique. Vous savez, nous rions, nous plaisantons et nous pétons quand nous sommes en tournée, pourquoi diable ne devrions-nous pas montrer ce côté de nous-mêmes aussi ? Il faut juste être soi-même, vous voyez ce que je veux dire ?

Le dernier album en date de Periphery, intitulé Periphery IV : Hail Stan, a été publié le 5 avril 2019 via 3DOT Recordings.

Periphery – Blood Eagle :

Restez connectés à MetalZone sur Facebook