Justin Sane, le chanteur d'Anti-Flag, aurait fui les États-Unis à la suite de poursuites judiciaires

à 11 h 25 min
Lecture 2 min.
Le chanteur d'Anti-Flag se fait engueuler par ses anciens compagnons de groupe : "Va te faire f*utre"
© Presse

L’ancien leader d’Anti-Flag, Justin Sane, également connu sous le nom de Justin Geever, aurait quitté les États-Unis en raison de difficultés juridiques croissantes et d’accusations d’agression sexuelle et d’inconduite. Selon un rapport du Pittsburgh City Paper du 29 mars, le départ de Sane du pays a été confirmé par les représentants légaux de son accusatrice, Kristina Sarhadi.

La première allégation anonyme d’agression sexuelle de Sarhadi à l’encontre de Sane l’été dernier a déclenché une série d’événements qui ont conduit à la dissolution d’Anti-Flag. Des allégations ont fait surface concernant un incident remontant à 2010. Profitant de la loi new-yorkaise sur les survivants adultes (Adult Survivors Act), Sarhadi a intenté une action en justice, contournant ainsi le délai de prescription habituel pour les plaintes d’agression sexuelle.

Après l’accusation publique de Sarhadi, une douzaine d’autres femmes ont fait part de leurs propres récits troublants d’inconduite présumée de la part de Sane, remontant jusqu’aux années 1990. Alors que Sane a nié avec véhémence les allégations de Sarhadi, ses anciens compagnons de groupe ont condamné ses actes, rejetant toute connaissance préalable de son comportement.

En réponse, Sarhadi a intenté un procès civil contre Sane et l’entité commerciale du groupe, Hardwork Distribution Inc. en alléguant la négligence qui a permis à Sane de commettre sa prétendue faute. Bien qu’elle ait tenté pendant des mois de signifier le procès à Sane, Sarhadi a modifié sa plainte en mars pour autoriser une procédure judiciaire in absentia, citant les tentatives présumées de Sane de liquider des actifs et de transférer des fonds à l’étranger.

Zachary McConnell, associé principal de l’un des cabinets juridiques de Sarhadi, a informé le Pittsburgh City Paper de l’endroit où se trouve actuellement Sane, en déclarant : “Nous savons que Geever a quitté le pays, mais nous ne savons pas où il est allé.”

Depuis l’allégation initiale de Sarhadi, elle affirme qu’environ 60 autres femmes se sont manifestées pour raconter des faits similaires d’agression sexuelle ou d’inconduite impliquant Sane. Pour de plus amples informations sur cette situation, les lecteurs sont invités à consulter le Pittsburgh City Paper.

Tags : Rock Anti-Flag