John Lydon a exprimé sa colère après avoir appris que les Sex Pistols se sont reformés sans lui, avec Frank Carter en tant que chanteur remplaçant.
Une reformation qui ne passe pas
Lors d’une interview avec The I, l’ancien leader des Sex Pistols n’a pas caché son mécontentement face à cette décision, allant jusqu’à qualifier la nouvelle mouture du groupe de “karaoké”. Paul Cook, Glen Matlock et Steve Jones ont en effet relancé le groupe en 2024 pour une série de concerts avec Frank Carter au chant, à l’origine pour soutenir la salle Bush Hall à Londres. Face au succès de ces dates, ils ont ensuite lancé une tournée à guichets fermés au Royaume-Uni, et de nouvelles apparitions sont prévues en 2025, notamment au Download Festival et au Royal Albert Hall.
Lydon, exclu du projet en raison de ses tensions de longue date avec le groupe, avait déjà poursuivi ses anciens camarades en justice en 2021 pour leur décision d’autoriser l’utilisation de la musique des Sex Pistols dans la série biographique Pistol, réalisée par Danny Boyle. Il avait alors dénoncé une production qui, selon lui, n’avait “aucun lien avec la réalité”.
John Lydon dénonce une perte de sens
Réagissant à cette reformation, Lydon a déclaré : “Quand j’ai appris que les Sex Pistols allaient tourner cette année sans moi, ça m’a énervé. Je me suis dit qu’ils allaient complètement tuer tout ce qui faisait l’essence des Pistols en supprimant leur message et leur but. Je n’ai pas écrit ces paroles à la légère.”
Il poursuit en accusant ses anciens compagnons de chercher à simplifier l’héritage du groupe : “Ils essaient de banaliser tout ça pour en faire du karaoké, mais à long terme, on verra bien qui a de la valeur et qui n’en a pas. Je n’ai jamais vendu mon âme pour de l’argent. C’est mon éducation catholique – cette culpabilité que je ne veux pas porter.”
Revendiquant son intégrité artistique, il conclut : “J’ai toujours trouvé facile de dire ‘non’, comme Nancy Reagan. Si quelque chose remet en question ton cœur, ton âme et ta perception du bien et du mal, il faut savoir dire non. Dans cette industrie musicale gangrenée par la pensée corporatiste, cela me vaut le titre de ‘difficile à gérer’ – un titre dont je suis très fier.”