Connu pour son franc-parler et son tempérament entier, Lemmy Kilmister n’était pas du genre à encaisser une défaite sans réagir. Un jour, en studio, il a littéralement écrasé son cheeseburger sur une console de mixage à 2 millions de dollars, furieux d’avoir perdu un débat avec ses camarades de Motörhead.
Une colère à 2 millions de dollars
L’histoire, racontée par le guitariste Phil Campbell dans une interview avec Metal Hammer, remonte à une session d’enregistrement au studio A&M de Los Angeles. Lemmy, Campbell et Mikkey Dee s’étaient lancés dans une discussion animée, sous l’œil du producteur Howard Benson. Ce dernier tranche le débat en faisant écouter les enregistrements : Lemmy avait tort.
Réaction immédiate du frontman : “Il était en train de manger un cheeseburger, et il l’a violemment écrasé sur la console, y étalant fromage fondu et laitue”, se souvient Campbell. La table, estimée à 2 000 000 $ (environ 1 730 000 € au taux actuel), nécessita une réparation urgente. Benson aurait alors lâché : “On peut appeler un technicien ? Lemmy de Motörhead vient de ruiner la console avec un cheeseburger.”
Motörhead, dix ans après Lemmy
Dix ans après sa mort, Lemmy reste une figure centrale du rock. Fondateur de Motörhead en 1975, il a marqué plusieurs générations par son intégrité et son style intransigeant. Comme l’a confié Mikkey Dee cette année dans une interview, “Il ne faisait de compromis pour personne, et refusait de jouer si les conditions n’étaient pas réunies.”
2025 marque plusieurs hommages à sa mémoire : une statue a été inaugurée à Stoke-on-Trent, sa ville natale, et la compilation punk Killed By Deaf, réunissant Rancid, GBH et Pennywise, est sortie la semaine dernière. Phil Campbell, qui a joué à ses côtés pendant trois décennies, souligne : “Il dégageait quelque chose d’unique. Il n’y aura jamais un autre Lemmy.”
Motörhead ne s’est jamais reformé après sa disparition. Mais son influence continue d’imprégner la scène rock, comme l’ont rappelé récemment Jesse Leach (Killswitch Engage) et Kirk Hammett (Metallica), chacun évoquant l’impact décisif du groupe sur leur parcours.
