Kyle Rasmussen, leader de Vitriol, adopte un ton ouvertement satirique en se réinventant en “Preta”, une figure volontairement outrancière et malveillante. Cette initiative survient peu après l’effondrement du groupe, lâché par les autres musiciens en pleine tournée chaotique.
Une “métamorphose” entre provocation et dérision
Suite à la rupture brutale de Vitriol en pleine tournée nord-américaine, Kyle Rasmussen a publié un long message sur les réseaux sociaux, annonçant symboliquement la mort de son “ancien moi” et l’émergence de son alter ego : Preta. Décrit comme une “fournaise de haine et de misanthropie”, ce personnage pousse à l’extrême le ton outrancier et nihiliste du metal : “Preta est le tueur en série des troubadours, le bourreau suprême des sentiments, le problème et la solution, le Beavis et le Butthead”, écrit-il, avant de conclure : “Être publiquement malfaisant va être très amusant !”
Rasmussen assure qu’il s’agit d’une satire : “C’est ma meilleure œuvre humoristique à ce jour”, répond-il à un internaute inquiet. Il affirme consulter un psychiatre, suivre une thérapie hebdomadaire et être sous traitement médical.
Vitriol en suspens après une rupture en pleine tournée
Cette mise en scène survient dans un contexte tendu. Fin novembre, les musiciens Keith Merrow, Brett Leier et Andy Vincenzetti ont quitté Vitriol en pleine tournée, dénonçant les colères de Rasmussen. Celui-ci a été contraint de lancer une cagnotte en ligne pour regagner l’Oregon avec sa compagne et leur chien. Grâce à la solidarité des fans, plus de 10 000 dollars (environ 8 500 €) ont été récoltés.
À ce jour, Vitriol reste un projet solo. Rasmussen affirme vouloir continuer sous forme collaborative, mais aucun retour concret n’a encore été annoncé.
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