Rob Halford affirme que ni la célébrité ni l’adulation ne l’ont libéré de sa “prison mentale”. À 74 ans, le chanteur de Judas Priest revient sur ses années sombres et ses quarante ans de sobriété.
“J’avais tout, mais je n’étais plus moi-même”
Dans un entretien accordé à Mojo, relayé par Classic Rock, Rob Halford revient sur le jour où il a compris qu’il devait choisir entre la sobriété et l’effondrement. Le 6 janvier 1986, après une overdose et un grave épisode psychologique, il entre volontairement en cure. Il n’a plus touché à l’alcool depuis.
“Je ne savais même pas que j’étais dépendant. Je n’arrivais plus à chanter sans boire”, confie-t-il. L’alcool était aussi un moyen d’échapper à une identité qu’il ne pouvait assumer publiquement : “Je croyais qu’en buvant, je deviendrais hétéro. C’est absurde, mais je le pensais vraiment”.
Quarante ans plus tard, la douleur persiste : “Il y a de la joie dans la sobriété, mais aussi de la peine. Celle d’avoir fait du mal, aux autres comme à soi-même. Il me reste encore des choses à réparer”, reconnaît-il.
Judas Priest : une année chargée
Judas Priest prévoit un nouvel album pour 2026, après Invincible Shield (2024). Le groupe lancera cet été la tournée Faithkeepers, avec un concert prévu le 16 août au Motocultor Festival.
Un documentaire retraçant sa carrière, The Ballad Of Judas Priest, sera présenté en avant-première à la Berlinale en février.
