Francesco Paoli revient sur l’accident qui a failli lui coûter la vie et sur ses séquelles durables. Le leader de Fleshgod Apocalypse explique que cette épreuve a profondément changé sa vision de la musique et des tournées, qu’il considère désormais comme un privilège.
Après l’accident, une vision radicalement transformée
Dans un entretien accordé à Blabbermouth, Francesco Paoli revient sur l’impact de son expérience de mort imminente.
Il confie : “J’apprécie la vie bien plus qu’avant, de manière générale. Quand on passe si près de tout perdre, on réalise à quel point on a de la chance.” La possibilité de partir en tournée, autrefois évidente, est désormais perçue comme “un cadeau encore plus précieux qu’avant”.
Aujourd’hui “presque entièrement rétabli”, le musicien vit toutefois avec des séquelles irréversibles. Il a perdu une grande partie de la sensibilité et de la mobilité de sa main gauche et a dû adapter sa manière de jouer. Une réalité qu’il accepte pleinement : préserver ce qui lui reste est devenu essentiel.
Des séquelles transformées en moteur créatif
Sur scène comme au quotidien, Paoli compose encore avec des douleurs et une certaine fragilité physique, tout en restant actif. Il souligne que son corps s’est globalement adapté aux opérations lourdes qu’il a subies.
Cette épreuve irrigue directement Opera, paru en 2024. Plus intime, l’album expose sans détour ses fragilités et marque un tournant artistique. Selon Paoli, ce choix a renforcé le lien avec le public et redéfini l’identité du groupe.
Fleshgod Apocalypse poursuit son ascension
Malgré ces contraintes, Fleshgod Apocalypse continue de progresser. Le groupe enregistre une croissance constante, notamment aux États-Unis, où il assure une tournée entre avril et mai avec une production scénique plus ambitieuse autour d’Opera.
La formation italienne compte actuellement 25 dates programmées en Amérique du Nord.