Steve Morse constate un recul des opportunités de jouer en live, malgré un niveau global en hausse. Une évolution qui complique la progression des groupes, y compris les plus installés.
Steve Morse pointe la raréfaction des concerts
Dans une interview accordée à Jordi Pinyol, l’ancien guitariste de Deep Purple décrit une industrie en mutation. Là où les concerts étaient autrefois nombreux, les scènes sont aujourd’hui plus difficiles à obtenir.
Il résume : “L’industrie musicale a changé… Il y avait des concerts partout. On pouvait toujours trouver une scène où jouer. Aujourd’hui, même ça, c’est devenu compliqué.”
Selon lui, les conséquences sont immédiates : “C’est devenu difficile de faire vivre un groupe. Même avec de bons morceaux, les groupes les plus populaires en sont réduits à payer pour partir en tournée, souvent en première partie. Seule une toute petite minorité peut vraiment tourner en tête d’affiche.”
Une analyse nourrie par son expérience
Morse évoque aussi le cas de son fils Kevin, musicien talentueux confronté à ce manque de débouchés : “C’est triste de le voir aussi doué et aussi passionné… sans savoir vers quoi se tourner.”
Depuis son départ de Deep Purple en 2022 pour raisons familiales, il se consacre à ses projets, dont l’album Triangulation, tout en adaptant son jeu face à l’arthrite.
Deep Purple maintient le cap sur scène et en studio
Deep Purple continue avec Simon McBride. Le groupe a récemment rejoué en Corée du Sud après 16 ans d’absence et prépare une tournée nord-américaine à l’été 2026.
Un nouvel album, suite de =1 (2024), est attendu, avec un concept optimiste autour de la « fin de l’humanité ». Le groupe jouera aussi au Hellfest cet été, et une série de concerts est prévue en France en novembre 2026.