Black Veil Brides a bien failli tirer sa révérence en 2018. Dans une récente session de questions-réponses avec les fans organisée par Metal Hammer, Andi Biersack est revenu sur une période où Vale, paru en 2018, était censé marquer la fin du groupe. Une confidence rarement mise en avant, qui donne aujourd’hui une résonance toute particulière à cet album.
Car derrière son titre de clôture, Vale (This Is Where It Ends) ne se cachait pas seulement une fin de disque : pour Biersack, il s’agissait d’un véritable adieu à Black Veil Brides. Le chanteur se souvient même avoir fondu en larmes lorsqu’il a fait écouter le morceau à ses parents pour la première fois.
“Vale devait être notre dernier album”
Avec le recul, il est difficile d’imaginer Black Veil Brides s’arrêter après Vale. Pourtant, c’est bien dans cet état d’esprit que l’album aurait été conçu, selon Andi Biersack.
Interrogé sur les disques les plus difficiles à chanter et à réaliser dans la carrière du groupe, le frontman a évoqué sans détour cette période charnière : “Vale a également été difficile, parce qu’il était censé être notre dernier album. Le dernier morceau, Vale (This Is Where It Ends), était véritablement ma façon de dire au revoir à Black Veil Brides, et je me souviens avoir pleuré la première fois que je l’ai fait écouter à mes parents.”
Une déclaration qui change forcément la perception de l’album. Ce qui pouvait passer pour une conclusion dramatique, dans la grande tradition théâtrale du groupe, apparaît désormais comme quelque chose de beaucoup plus concret. Vale (This Is Where It Ends) portait bien son nom : à ce moment-là, Biersack pensait réellement fermer le chapitre Black Veil Brides.
Un album façonné dans une période compliquée
Deux ans d’enregistrement, sans véritable unité de groupe
La dimension émotionnelle de Vale n’était pas le seul élément lourd à porter. Andi Biersack explique également que l’album a mis près de deux ans à voir le jour, dans des conditions loin d’être idéales.
Il précise : “L’album nous a pris presque deux ans à enregistrer, parce que personne n’était jamais dans la même pièce pendant sa création. Vu les circonstances, c’est un disque assez incroyable.”
On comprend mieux, dès lors, pourquoi Vale occupe une place à part dans la discographie du groupe. Entre l’éloignement des membres, la longueur du processus et cette idée de fin qui planait au-dessus du projet, l’album semblait porter en lui une forme de tension permanente.
Le chant du cygne qui n’en était pas un
L’ironie de l’histoire, c’est que Vale n’a finalement pas été le dernier mot de Black Veil Brides. Loin de là. Huit ans plus tard, le groupe poursuit sa route et vient même d’ouvrir une nouvelle ère avec Vindicate.
Ces derniers mois, la formation américaine a multiplié les signaux d’une créativité toujours bien vivante, notamment avec Certainty et Revenger, morceau marqué par la participation de Robb Flynn de Machine Head.
Cette confidence d’Andi Biersack replace donc Vale sous un jour différent. Pour beaucoup, il s’agissait simplement d’un album de plus dans le parcours déjà mouvementé de Black Veil Brides. Pour le chanteur, à l’époque, c’était presque une épitaphe.