Longtemps décrié, Andy Biersack a bâti Black Veil Brides dans l’adversité. Le frontman revient sur son obsession pour la vengeance, moteur de ses débuts, aujourd’hui remis en question et au cœur du nouvel album Vindicate.
Andy Biersack : la vengeance comme point de départ
Dans une interview accordée à Kerrang!, Andy Biersack confie : “J’ai toujours été fasciné par la vengeance, d’une manière peut-être pas très saine”. Un réflexe né à l’adolescence, alors qu’il se sentait à l’écart.
Très tôt pris pour cible, il transforme cette hostilité en moteur : “Soit on s’effondre, soit on réagit avec colère en se disant : ‘Je vais prendre ma revanche’”. Une mentalité “contre le monde entier” qui forge l’identité d’un groupe immédiatement clivant.
Aujourd’hui, le discours change : “En réalité, la vengeance est creuse, il n’y a aucune victoire au bout”. Une prise de recul qui marque un tournant.
Vindicate : transformer la revanche en résilience
Ce virage irrigue Vindicate, septième album de Black Veil Brides. Le groupe délaisse la revanche brute au profit d’une forme de validation personnelle, entre résilience et affirmation.
Sur Revenger, avec Robb Flynn de Machine Head, le groupe explore l’illusion d’une justice par la vengeance. Une thématique déjà présente sur Bleeders et Certainty.
Plus lourd, toujours théâtral, l’album mêle orchestrations, chœurs et guitares massives, confirmant une évolution ambitieuse.
Tournée 2026 : Black Veil Brides de retour en France
Après plus de quinze ans de carrière, Black Veil Brides poursuit sa trajectoire à part, porté par une fanbase solide. Une tournée nord-américaine précède une série de dates européennes.
Le groupe passera par la France cet été, avec notamment le Hellfest à Clisson et un concert au Bataclan à Paris.
Vindicate sortira le 8 mai via Spinefarm.