Metallica a partagé de nouvelles vidéos filmées lors de son premier concert de l’année, donné à l’Olympic Stadium d’Athènes. Ces images remettent en lumière deux morceaux emblématiques de son répertoire, séparés par plus d’une décennie : Creeping Death, issu de Ride The Lightning, et King Nothing, extrait de Load.
Au-delà de la simple captation live, ces vidéos témoignent de l’ADN du M72 World Tour : une célébration de toutes les époques de Metallica, capable de passer d’un classique du thrash des années 80 à l’un des hymnes les plus marquants de sa période la plus controversée, sans jamais perdre l’adhésion du public.
Deux visages de Metallica, un même pouvoir de frappe
Les deux vidéos récemment mises en ligne illustrent parfaitement l’étendue du catalogue de Metallica. D’un côté, Creeping Death, morceau devenu quasi incontournable depuis sa sortie en 1984 sur Ride The Lightning. De l’autre, King Nothing, titre phare de Load, album qui continue de diviser mais dont plusieurs morceaux ont gagné une nouvelle reconnaissance avec le temps.
À Athènes, ces deux chansons figuraient parmi les moments forts d’une setlist pensée comme un voyage à travers la carrière du groupe. Une approche qui permet à Metallica de satisfaire plusieurs générations de fans au sein d’un même concert.
Creeping Death, l’arme de destruction massive du répertoire live
S’il existe des morceaux indissociables de l’expérience Metallica en concert, Creeping Death figure tout en haut de la liste. Plus de quarante ans après sa sortie, le titre continue de déchaîner les foules avec une efficacité presque intacte.
Son histoire est d’ailleurs assez singulière. Malgré un impact relativement modeste dans les classements à l’époque, le morceau s’est progressivement imposé comme l’un des piliers absolus des prestations du groupe. Selon les statistiques de Setlist.fm, il figure parmi les chansons les plus jouées de toute la carrière de Metallica, seulement devancé par l’inusable Master Of Puppets.
Quant au célèbre passage “Die! Die! Die!”, il reste l’un des rares moments capables de transformer instantanément un stade entier en gigantesque chœur de fans.
King Nothing symbolise la réhabilitation de l’ère Load
La mise en avant de King Nothing intervient également dans un contexte particulier. Depuis quelque temps, Metallica semble porter un regard nouveau sur la période Load et Reload, longtemps considérée comme l’une des plus polarisantes de son histoire.
Après la vaste réédition de Load, le groupe s’apprête à offrir le même traitement à Reload. Dans ce contexte, voir King Nothing mis en avant n’a rien d’un hasard. Le morceau est devenu au fil des années l’un des symboles de cette époque, aujourd’hui réévaluée par une partie du public.
À sa sortie, le titre incarnait déjà la facette la plus accessible et mélodique de Metallica. Aujourd’hui, il apparaît surtout comme la preuve que les chansons de l’ère Load ont mieux résisté au temps que certains ne l’imaginaient.
Une tournée européenne qui accumule les chiffres vertigineux
Ces nouvelles vidéos arrivent alors que le M72 World Tour continue de traverser l’Europe à un rythme soutenu. Depuis son coup d’envoi à Athènes, la tournée enchaîne les performances hors normes et les stades pleins à craquer.
Le groupe avait notamment marqué les esprits en établissant un record d’affluence historique dans le stade olympique grec. Quelques semaines plus tard, il récidivait avec un nouveau record en Allemagne, confirmant la puissance d’attraction intacte du quatuor plus de quarante ans après ses débuts.
En parallèle, Kirk Hammett et Robert Trujillo poursuivent leur désormais célèbre tradition des “doodles”. Après avoir rendu hommage à Accept avec une reprise de Fast As A Shark à Francfort, les deux musiciens ont surpris Berlin avec une interprétation de Sonne de Rammstein.
La tournée poursuit désormais sa route vers l’Italie avant de mettre le cap sur le Royaume-Uni, où se dérouleront les dernières dates européennes de cette série de concerts estivaux.