« Tout ce qu’un logiciel ne peut pas créer » : Steven Wilson dévoile son étrange nouvel album, Requiem For A Village

(Mis à jour le ) à 16h20
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« Tout ce qu’un logiciel ne peut pas créer » : Steven Wilson dévoile son étrange nouvel album, Requiem For A Village © YouTube (@StevenWilsonHQ)

Steven Wilson avait promis un disque étrange. Promesse tenue ! Après avoir contemplé l’immensité du cosmos sur The Overview, le musicien britannique change radicalement d’échelle avec Requiem For A Village, son neuvième album solo, attendu le 6 novembre 2026 chez Fiction Records / Virgin. Direction, cette fois, un village imaginaire perdu quelque part dans les îles britanniques.

Le décor change, la méthode aussi : pas d’intelligence artificielle ni de corrections destinées à gommer les défauts. Wilson a préféré laisser les instruments respirer, les erreurs survivre et les accidents nourrir la musique. La chanson titre, Requiem For A Village, est disponible dès maintenant.

Du cosmos à un village qui n’existe pas

The Overview regardait vers l’infiniment grand ; Requiem For A Village fait presque exactement l’inverse. Son univers tient dans un village fictif, coupé de la modernité et enfoui quelque part dans les îles britanniques. Un lieu familier en apparence… mais nettement moins rassurant lorsqu’on s’y attarde.

The Wicker Man, les peintures de Stanley Spencer et les récits de M. R. James et Algernon Blackwood comptent parmi les références évoquées autour de cet étrange décor. Wilson avait d’ailleurs prévenu : en février, il présentait déjà ce projet comme « très étrange » et à l’opposé complet de The Overview. On comprend mieux pourquoi.

Et si l’imperfection devenait le principe du disque ?

Voilà peut-être le paradoxe le plus intéressant de Requiem For A Village. Steven Wilson, dont les productions sont souvent d’une précision redoutable, a cette fois cherché ce qu’un studio moderne permet justement d’effacer : les notes imparfaites, les gestes hésitants, l’imprévisibilité.

Il explique : « Je voulais revenir à une musique où l’on puisse entendre, métaphoriquement, les empreintes digitales. Je voulais accentuer les gestes humains et les imperfections, tout ce qu’un logiciel ne peut pas créer. »

Une idée déjà au cœur de ses premières confidences sur ce disque. Son filtre créatif ? « Est-ce que l’IA aurait pu trouver ça ? » Si oui, l’idée passait à la trappe.

Wilson s’est donc aventuré hors de ses habitudes : synthétiseurs analogiques, violon, hautbois, batterie… quitte à jouer d’instruments qu’il maîtrise moins bien. Le défaut n’est plus quelque chose à réparer ; il devient une piste à suivre.

David Tennant entre dans le village

Randy McStine retrouve Steven Wilson sur l’album, tandis que Russell Holzman joue de la batterie sur plusieurs titres et Katherine Priddy chante sur Murmuration. Autre présence notable : David Tennant interprète une narration écrite par Andy Partridge de XTC.

De quoi renforcer la dimension narrative d’un disque qui s’étendra sur 54 minutes. Plus qu’un simple décor, ce village semble servir de point de rencontre entre musique, récit et imaginaire britannique.

La tracklist de Requiem For A Village

  1. Swirl In A Lark’s Eye
  2. Requiem For A Village
  3. The Same River Twice
  4. Now Departing
  5. Hiraeth
  6. On Chapel Slope
  7. Murmuration
  8. Curcus Fingerprint
  9. A Basket Of Bees
  10. Great Green Map
  11. Wheel
  12. The Old God Is Buried

Requiem For A Village sortira le 6 novembre 2026 en numérique, CD, Blu-ray et plusieurs éditions vinyle. Un coffret réunissant deux CD, un Blu-ray et un livre relié de 96 pages est également prévu.

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