Le chanteur de Betraying The Martyrs parle des choses qu’il a apprises au cours de ses 10 années passées dans le groupe de Metal

à 14 h 20 min
Lecture 5 min.
Le chanteur de Betraying The Martyrs parle des choses qu'il a apprises au cours de ses 10 années passées dans le groupe de Metal
© Press

Louder vient de publier quelques extraits d’une interview avec Aaron Matts, le frontman de Betraying The Martyrs, présente dans le numéro 333 du magazine Metal Hammer. Découvrez quelques parties traduites ci-dessous !

L’interview est introduite de la manière suivante :

Le chanteur d’origine britannique Aaron Matts est le leader de Betraying The Martyrs, les héros du Metalcore français. Il a rejoint le groupe en 2010 après avoir abandonné son travail de soudeur en usine, et est apparu sur l’album de l’année suivante, Breathe In Life. En juillet 2019, le groupe a été contraint d’annuler une tournée américaine après avoir perdu son matériel dans l’incendie de son van de tournée. Le dernier album en date du groupe, Rapture, est actuellement disponible à la vente.

À la question de savoir ce qu’il y a de pire dans un groupe, Aaron a répondu :

C’est d’être loin de ses proches ; être loin dans un groupe signifie que vous faites partie d’un certain type de cercle social dont vous ne feriez pas partie sans le groupe, mais aussi que vous passez à côté de tous ces cercles sociaux normaux que vous avez chez vous. L’argent en est un autre. C’est difficile pour tous les groupes.

Ensuite, l’interviewer a voulu savoir quel était le meilleur conseil qu’il avait jamais reçu :

Dormir profondément. J’ai entendu dire que dormir est plus important que manger et c’est tellement vrai en tournée – si vous voyez quelqu’un qui essaie de passer ses huit heures, ne le réveillez jamais. La fatigue en tournée est comme une maladie, elle affecte vraiment votre humeur. Au cours des deux dernières années, j’ai choisi un lit d’hôtel plutôt qu’une after-party tous les jours.

Quant à la première fois où il s’est senti comme une rockstar, Aaron a déclaré :

Durant le Mayhem Festival 2012 aux États-Unis avec Slipknot. C’était la première chose de grande envergure pour nous et c’est arrivé si tôt dans notre carrière, deux ans après que nous ayons commencé. Motörhead et Slayer étaient aussi à l’affiche et le fait d’être entourés de ce genre de groupes nous a mis dans la tête qu’il fallait vraiment qu’on se mette à bosser dur.

À la question de savoir s’il a déjà eu de mauvaises expériences avec la drogue, Aaron a répondu :

J’en ai eu beaucoup ! J’ai fumé du DMT [un puissant hallucinogène] il y a quelques mois et j’ai cru mourir pendant cinq bonnes minutes. Pour être honnête, je m’y essaie ici et là, mais au bout du compte, ça se termine toujours par de mauvaises expériences ; il y a un mauvais côté à la drogue. Une bonne vieille boisson fera l’affaire. Prends un pack de bières, appelle tes copains, bois-les et va te coucher tôt.

Lorsque l’interviewer lui a demandé quand il avait pleuré pour la dernière fois, Aaron a répondu :

Il y a environ deux semaines. J’ai subi une série d’opérations pour des problèmes de santé. Nous sommes quand même sortis et avons fait un spectacle, et j’ai eu tellement mal pendant le concert que je suis rentré à l’hôtel tout seul et j’ai pleuré pendant une heure. Parfois, il faut le faire sortir, il y a beaucoup de stigmatisation autour de ça, mais il faut pleurer de temps en temps. Personne n’a besoin de savoir, vous pouvez garder le secret… C’est ce que j’aurais dû faire !

Quant à la manière dont le groupe s’est remis de l’incendie de son van, il a dit :

C’était une bénédiction déguisée. Nous avons tout perdu et nous avons dû annuler la tournée, mais ça nous a donné la chance de voir combien de personnes se soucient de ce que nous faisons. Les gens se sont rassemblés grâce au financement participatif et nous avons réussi à tout racheter. C’était vraiment une belle fin à une histoire de merde.

Ensuite, l’interviewer a voulu savoir quel était la leçon la plus importante qu’il a apprise à propos de lui-même :

Pendant le deuxième album, nous avons tellement tourné avec des groupes différents que nous avons essayé de nous en inspirer plus que nous n’aurions dû le faire. C’est difficile de ne pas être une éponge quand on est jeune et impressionnable, mais il faut s’en tenir à ce que l’on veut faire, continuer et ça finira par marcher et les gens verront qui vous êtes. Je suis aussi un penseur excessif. Au fil des ans, j’ai beaucoup pensé au passé, et je me suis stressé pour rien. Vous pouvez perdre tellement de temps à réfléchir et ça n’en vaut pas la peine.

Pour terminer, l’interviewer lui a demandé ce que Betraying The Martyrs prévoyait pour cette année :

On vient de signer avec notre nouveau manager, l’ex-batteur de Lamb Of God, Chris Adler – c’est vraiment dingue ! Nous sommes en train de mettre les choses en place et ça s’annonce comme l’une de nos plus grandes années. Nous écrivons la meilleure musique possible, nous mettons tout en œuvre et nous avons une bonne équipe derrière nous.

Le dernier album en date de Betraying The Martyrs, intitulé Rapture, est sorti le 13 septembre 2019 via Sumerian Records.

Betraying The Martyrs – Monster :

Source : Louder

Restez connectés à MetalZone sur Facebook