David Gilmour s’est confié à Prog sur son retour à Pompéi en 2016 et la pression ressentie en revisitant un lieu chargé d’histoire, aussi bien pour Pink Floyd que pour lui-même.
Un retour chargé d’émotion
En 2017, David Gilmour: Live At Pompeii immortalisait le retour du musicien britannique dans l’amphithéâtre emblématique de Pompéi, où Pink Floyd avait enregistré son célèbre film Live At Pompeii en 1971. Contrairement à cette performance culte réalisée sans public, Gilmour s’est produit devant une foule venue assister à un véritable spectacle son et lumière.
Dans une récente interview avec Prog, Gilmour est revenu sur cette expérience unique et a révélé qu’il était particulièrement nerveux ce soir-là : “C’était une sensation étrange de revenir à Pompéi après 45 ans. Je me souvenais de cette époque, de l’ambiance du tournage et de la chaleur écrasante. Mais cette fois-ci, c’était un spectacle à part entière, avec un public et une production impressionnante. Je ne suis pas du genre à être nerveux, mais ce soir-là, je l’étais. Vous pouvez jouer exactement le même set, mais chaque concert a une ambiance totalement différente.”
Un défi logistique et technique
Le retour de Gilmour à Pompéi ne s’est pas fait sans contraintes. La production a dû jongler avec les restrictions imposées par le site historique pour préserver l’intégrité du lieu : “Tout devait être minutieusement planifié. Nos équipes ont travaillé avec la municipalité pour s’assurer que nous respections le site. Les effets pyrotechniques devaient être impressionnants mais parfaitement maîtrisés. Aujourd’hui, tout est sous contrôle, mais dans les années 70, ce n’était pas du tout le cas !”
Le spectacle de Pompéi a bénéficié d’un soin particulier, notamment avec des prises de vue spectaculaires réalisées par des drones et un montage léché qui met en valeur l’atmosphère unique du lieu.
Un concert entre nostalgie et renouveau
Au-delà du décor, cette performance a ravivé de nombreux souvenirs pour Gilmour : “Il y avait une charge émotionnelle très forte. Certains morceaux me faisaient inévitablement penser à Richard Wright et Syd Barrett. Jouer Wish You Were Here ou A Boat Lies Waiting dans un tel cadre intensifiait encore plus ces émotions.”
Vous pouvez regarder quelques extraits de cette performance fulgurante ci-dessous.