“Je me sentais frustré” : Dave Lombardo revient sur la lassitude qui l’a poussé à s’éloigner de Slayer

à 14h47
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“Je me sentais frustré” : Dave Lombardo revient sur la lassitude qui l’a poussé à s’éloigner de Slayer
© Ekaterina Gorbacheva (Presse)

Dave Lombardo, ancien batteur de Slayer, revient sur une période de frustration ressentie à la fin des années 1980, alors qu’il était encore dans le groupe. Dans une interview accordée au magazine Fistful Of Metal (via Blabbermouth), il explique comment cette lassitude l’a poussé à explorer de nouveaux horizons musicaux.

Un besoin de renouveau créatif

“Vers 1989, après avoir tourné pendant des mois avec Slayer, je me sentais un peu frustré. Faire la même chose jour après jour devenait répétitif, et j’ai ressenti un besoin impérieux de faire autre chose, quelque chose qui me mettrait vraiment au défi”, confie Dave Lombardo. Cette envie de nouveauté l’a conduit à collaborer dès le début des années 1990 avec d’autres artistes, notamment Testament et le supergroupe expérimental Fantômas.

Selon lui, ces projets lui ont permis de se réinventer, de travailler avec différents guitaristes et de s’adapter à des tempos et des dynamiques variés. “Je me sentais un peu comme un caméléon, capable de m’adapter à différents styles. Avec Fantômas, les changements sont si rapides que j’ai dû m’adapter constamment aux arrangements”, explique-t-il. Il exprime par ailleurs sa gratitude envers Mike Patton pour l’avoir invité à se joindre à cette “aventure sauvage” et lui avoir fait découvrir le compositeur jazz-metal John Zorn.

Une carrière diversifiée

Depuis, Dave Lombardo n’a cessé d’explorer de nouveaux territoires sonores, passant du thrash metal à des collaborations dans le hip-hop, la musique classique ou encore le punk hardcore. Récemment, il a publié un deuxième album avec sa femme Paula sous le nom Venamoris, To Cross Or To Burn, sorti le 28 février dernier via Ipecac Recordings. “C’est un album très personnel, né et créé à la maison. Nous avions le contrôle total sur les sons, les rythmes, les ambiances…”, précise-t-il.

Parallèlement, il s’est impliqué ces dernières années dans des groupes aussi variés qu’Empire State Bastard, Suicidal Tendencies, Misfits, Dead Cross et bien sûr, Mr. Bungle. Une trajectoire riche qui témoigne de sa volonté de continuellement repousser les limites de son art, loin des sentiers battus du metal traditionnel.

Dave Lombardo, souvent surnommé “le parrain de la double grosse caisse”, reste une figure emblématique de la batterie metal, mais aussi un artiste avide de liberté créative. Une quête née, selon lui, d’une frustration bien réelle survenue en 1989… et qui l’a mené bien au-delà de Slayer.

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