David Gilmour a récemment expliqué pourquoi il avait choisi de collaborer avec un producteur qui ne connaissait presque rien à sa musique ni à celle de Pink Floyd. Une décision qu’il assume pleinement, y voyant un moyen de rester exigeant et lucide en studio, même après des décennies de carrière.
Un choix volontaire pour éviter la complaisance
Dans une interview donnée au podcast Broken Record, David Gilmour est revenu sur les coulisses de la production de son dernier album solo, Luck and Strange. Il y explique pourquoi il a fait appel à Charlie Andrew, connu notamment pour son travail avec Alt-J, Marika Hackman ou Sivu : “Charlie Andrew ne connaissait pas vraiment ma musique, ni celle de Pink Floyd, et il vient d’un autre univers musical. Ce genre de décalage est précieux. On a besoin de quelqu’un qui ose dire quand ça ne va pas”.
À ses yeux, travailler avec un collaborateur admiratif peut devenir un piège : “L’un des dangers quand on a pas mal de succès, c’est que les gens ont peur de vous contredire”. Gilmour souligne ainsi l’importance d’un regard extérieur et honnête, capable de remettre en question ses choix artistiques, sans crainte ni complaisance.
Ce type de dynamique est loin d’être anodin. Dans n’importe quel environnement professionnel, collaborer avec une personne qui vous idéalise peut freiner les prises de décisions objectives. À l’inverse, un échange équilibré — où le respect n’efface pas l’esprit critique — favorise l’innovation et la qualité du résultat.
Un automne dense pour Gilmour et Pink Floyd
À 79 ans, David Gilmour reste actif. Il travaille déjà sur un nouveau projet solo, encore en développement. En parallèle, deux sorties ont marqué l’année : l’album live The Luck and Strange Concerts, paru le 17 octobre, et le film Live at the Circus Maximus, diffusé récemment en IMAX.
Pink Floyd, de son côté, s’apprête à célébrer le cinquantenaire de Wish You Were Here avec une réédition attendue le 12 décembre. Ce coffret Deluxe proposera des enregistrements inédits, un mix Atmos signé James Guthrie et un travail de restauration sonore assuré par Steven Wilson.
Interrogé sur son approche musicale, Gilmour confiait récemment : “Je ne pense pas trop à ce que je joue. Je me laisse porter par ce que la musique m’inspire”. Une philosophie qui semble plus que jamais guider ses choix, en studio comme sur scène.
