« On était dans un drôle d’état. Il y avait beaucoup de léthargie en studio » : David Gilmour (Pink Floyd) revient sur la création de Wish You Were Here

(Mis à jour le ) à 16h51
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« On était dans un drôle d’état. Il y avait beaucoup de léthargie en studio » : David Gilmour (Pink Floyd) revient sur la création de Wish You Were Here © YouTube (@RickBeato)

À l’aube de ses 80 ans, David Gilmour revient sur sa manière singulière de jouer de la guitare et se confie sur les zones d’ombre entourant la création de Wish You Were Here, album phare de Pink Floyd qui fête ses 50 ans.

David Gilmour : « Je cherche une émotion, sur le moment »

Interrogé par NPR, le guitariste britannique évoque sa relation à l’instrument avec une simplicité désarmante. Pour lui, la virtuosité n’a jamais été une fin en soi : « Je ne suis pas très rapide à la guitare, mais même si je le pouvais, je n’en aurais pas envie. Ce que j’aime, c’est chasser une émotion, dans l’instant. »

Connu pour ses solos dépouillés et puissants, Gilmour précise : « Je ne pense pas beaucoup à ce que je joue. Je me laisse guider par ce que la musique m’inspire. C’est comme ça que j’ai toujours fait. »

Ce goût pour l’improvisation, déjà mis en avant lors d’entretiens précédents, l’éloigne des étiquettes techniques : « Pour moi, le prog, ce sont des musiciens très sérieux, très techniques. Ce n’était pas notre approche », confiait-il récemment à Rick Beato, rejetant l’étiquette progressive souvent accolée à Pink Floyd.

Un demi-siècle après Dark Side, les doutes autour de Wish You Were Here

Sorti en 1975, Wish You Were Here marque un tournant dans la trajectoire du groupe. Cinquante ans plus tard, Gilmour se remémore une atmosphère étrange, traversée de doutes : « On était dans un drôle d’état. Il y avait beaucoup de léthargie en studio. On avait du mal à s’y remettre, après le raz-de-marée qu’a été The Dark Side of the Moon. »

Le titre même de l’album reflète ce flottement, comme le résume le musicien : « Roger pensait que certains d’entre nous n’étaient pas vraiment là, pas présents mentalement. »

Annoncée pour le 12 décembre, la réédition Wish You Were Here 50 proposera un coffret enrichi de démos, d’enregistrements live restaurés et d’un mix Atmos, fruit du travail de James Guthrie et Steven Wilson.

Malgré le poids de l’héritage, Gilmour reste fidèle à l’essentiel : « Je me suis demandé : est-ce que je fais ça pour la célébrité, pour l’argent ? Et la réponse, c’est que j’aime vraiment faire de la musique. »

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