As I Lay Dying se retrouve une nouvelle fois au cœur de la controverse. Le groupe américain de metalcore a annoncé un concert en Israël, déclenchant une vague de réactions en ligne en raison du conflit en cours avec la Palestine. Face aux critiques, Tim Lambesis a pris la parole pour défendre la décision.
Un concert contesté à Tel-Aviv
As I Lay Dying se produira le 23 mars au Zappa de Tel-Aviv. L’annonce a rapidement suscité des commentaires indignés, plusieurs internautes reprochant au groupe de maintenir cette date alors que la guerre à Gaza se poursuit.
En réponse à un utilisateur sur Instagram, Tim Lambesis a justifié ce choix : “Pour être clair, nous traversons le monde pour jouer avec des amis d’un autre grand groupe, pour des gens capables de dépasser le contrôle des gouvernements et qui veulent s’unir à travers la musique.”
Le chanteur a ajouté : “Si le fait d’être en désaccord avec un gouvernement signifiait que je ne peux pas jouer de musique, alors je ne pourrais même pas en faire dans mon garage ou mon home studio. Il n’y aurait tout simplement plus de musique d’As I Lay Dying.”
Un passif déjà lourd
Cette annonce intervient après une autre décision polémique : le lancement de la tournée anniversaire des 20 ans de Shadows Are Security en Russie, malgré l’invasion de l’Ukraine.
Le groupe traverse en outre une période instable depuis plusieurs années. Condamné en 2014 pour avoir tenté de faire assassiner son épouse, Lambesis a provoqué une première implosion du groupe. Fin 2024, l’ensemble des musiciens a de nouveau quitté le projet, évoquant un climat devenu “psychologiquement insoutenable” après la diffusion de vidéos compromettantes impliquant le chanteur.
Un retour sous tension
Seul membre historique encore présent, Lambesis a reformé As I Lay Dying avec un line-up entièrement renouvelé. Deux titres, Echoes et If I Fall, sont sortis en 2025, avant une tournée européenne achevée à l’automne.
Le concert au Zappa de Tel-Aviv est maintenu au 23 mars.
