En 2008, Metallica faisait la promotion de son neuvième album, Death Magnetic. À cette occasion, James Hetfield s’est confié lors d’un entretien inhabituel mené par Bruce Dickinson, chanteur d’Iron Maiden.
Une rencontre rare entre deux figures du metal
À cette époque, Bruce Dickinson animait une émission sur la station britannique 6 Music. Profitant de la sortie de Death Magnetic, il s’est entretenu avec James Hetfield pour une conversation franche et mémorable. L’interview est disponible à cette adresse.
Au cours de cet échange, Dickinson a interrogé Hetfield sur l’impact de la mort de Cliff Burton, survenue en 1986 dans un accident de bus. Le chanteur a confié : « On ne réalise pas toujours à quel point quelqu’un compte jusqu’à ce qu’il ne soit plus là. C’est ce que j’ai vécu avec [Cliff]. Sur scène, on avait une vraie connexion. Mais je n’ai pleinement mesuré son absence que bien plus tard, lors de ma cure de désintoxication [en 2001]. C’est là que j’ai commencé à faire face aux pertes de mon père, de ma mère… et de Cliff aussi. Beaucoup d’émotions ont ressurgi. »
Jason Newsted, entre deuil non fait et tensions internes
Hetfield est aussi revenu sur l’arrivée de Jason Newsted, peu après la disparition de Burton. Il a reconnu que le groupe n’avait pas pris le temps de faire son deuil : « Quand Jason est arrivé, on était encore en plein choc. Notre manager nous avait dit : ‘Montez sur scène, le metal vous aidera à aller de l’avant’. Mais ce n’était pas suffisant. »
Il a admis que cette situation avait influencé leur comportement : « Jason était un grand fan de Metallica, et c’est paradoxalement ce qui a joué contre lui. On essayait de lui faire perdre ce regard de fan. Avec le recul, c’était sans doute injuste. Il a encaissé beaucoup de choses. »
Cette entrevue rare entre deux figures majeures du metal apporte un éclairage précieux sur une phase difficile de l’histoire de Metallica, entre deuil, tensions internes et besoin de reconstruction.