Les 10 pires albums de 10 groupes incontournables du rock et du metal (Vol. 2)

(Mis à jour le ) à 17h04
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Les 10 pires albums de 10 groupes incontournables du rock et du metal (Vol. 2)

Même les groupes incontournables ont des albums qu’on préfère oublier. Après Metallica, Black Sabbath, Slayer ou Iron Maiden dans notre premier volume, voici dix autres discographies dans lesquelles nous sommes allés chercher le vilain petit canard.

« Pire album » ne veut pas forcément dire « catastrophe absolue ». Certains disques ci-dessous sont simplement moyens, d’autres ont de très bonnes chansons et quelques-uns vont probablement provoquer des insultes. C’est le jeu.

Siren Charms d’In Flames

In Flames avait déjà énormément changé avant Siren Charms, donc inutile de ressortir le débat sur le death metal mélodique des débuts. Le problème est beaucoup plus simple : cet album est terriblement terne.

Paralyzed et When The World Explodes sauvent les meubles, mais beaucoup de chansons passent sans laisser grand-chose derrière elles. La production est étrange, les refrains manquent d’impact et le groupe semble chercher une nouvelle identité sans vraiment la trouver. Même Battles, pourtant loin de faire l’unanimité, paraît plus vivant.

The Classic Symptoms Of A Broken Spirit d’Architects

Architects avait placé la barre très haut avec Lost Forever // Lost Together, All Our Gods Have Abandoned Us et Holy Hell. Forcément, la chute se remarque.

When We Were Young fonctionne très bien et quelques refrains font mouche, mais une bonne partie de The Classic Symptoms Of A Broken Spirit semble étonnamment générique. Ce n’est pas mauvais. C’est juste beaucoup trop quelconque pour Architects, ce qui est presque plus frustrant.

Darker Still de Parkway Drive

Bon, celui-là va faire plaisir à tout le monde.

Parkway Drive ne veut plus refaire Horizons, et ce n’est pas le problème. Sur Darker Still, le groupe pousse simplement sa transformation en gigantesque machine à festivals tellement loin que certains morceaux semblent avoir été écrits avec les lance-flammes déjà installés autour de la batterie.

Glitch est efficace et le morceau-titre est excellent. Pour le reste, les rythmiques martiales et les énormes refrains finissent parfois par devenir caricaturaux. Pour entendre Parkway Drive avec les crocs, Horizons est toujours disponible.

Temper Temper de Bullet For My Valentine

Après The Poison, Scream Aim Fire et Fever, Bullet For My Valentine sort Temper Temper. Et là, bizarrement, beaucoup moins de choses restent en tête.

Pas de changement stylistique radical à accuser ici. Les riffs sont simplement moins inspirés, les refrains moins mémorables et certaines paroles font assez mal. Riot possède encore l’énergie nécessaire, mais ça ne va pas beaucoup plus loin.

Si quelqu’un veut découvrir BFMV, donnez-lui The Poison. Merci pour lui.

Like A House On Fire d’Asking Alexandria

Asking Alexandria a beaucoup changé au fil des années. Aucun problème avec ça. Sur Like A House On Fire, le groupe pousse néanmoins son virage rock accessible jusqu’à obtenir quelque chose d’extrêmement lisse.

Antisocialist est solide et Danny Worsnop reste un excellent chanteur, mais l’album dure près d’une heure et finit par devenir franchement monotone. Au bout d’un moment, l’envie de remettre Reckless & Relentless devient difficile à réprimer.

And Justice For None de Five Finger Death Punch

Five Finger Death Punch a une formule. Ce n’est pas un problème en soi. Sur And Justice For None, cette formule commence simplement à sentir sérieusement le réchauffé.

Gros riff, couplet agressif, refrain mélodique, ballade, puis on recommence. Fake cogne correctement et Sham Pain apporte un peu de légèreté, mais l’album est beaucoup trop long pour ce qu’il raconte. The Way Of The Fist avait autrement plus faim.

Relentless Reckless Forever de Children Of Bodom

Un album moyen de Children Of Bodom contient toujours Alexi Laiho. Ça aide énormément.

Shovel Knockout et Was It Worth It? sont de bons morceaux, et techniquement, il n’y a évidemment pas grand-chose à reprocher au groupe. Mais face à Hatebreeder, Follow The Reaper ou Hate Crew Deathroll, Relentless Reckless Forever manque cruellement de chansons vraiment marquantes.

Chez beaucoup de groupes, ce serait un album parfaitement honorable. Chez Children Of Bodom, ça suffit pour terminer dernier.

Evolution de Disturbed

Après l’énorme succès de sa reprise de The Sound Of Silence, Disturbed décide logiquement d’explorer davantage son côté calme sur Evolution. Pourquoi pas. David Draiman sait largement chanter.

A Reason To Fight fonctionne d’ailleurs très bien. Le problème arrive lorsque les ballades s’accumulent et que les morceaux heavy manquent eux aussi de caractère. Pour un album appelé Evolution, on aurait simplement aimé une mutation un peu plus intéressante.

Killswitch Engage de Killswitch Engage

Oui, Killswitch Engage a deux albums intitulés Killswitch Engage. Parce qu’apparemment, trouver un titre était déjà trop compliqué en 2009.

Howard Jones chante toujours comme un monstre, Adam Dutkiewicz est toujours Adam Dutkiewicz et Starting Over est très solide. Mais après Alive Or Just Breathing, The End Of Heartache et As Daylight Dies, ce deuxième album éponyme ressemble surtout à un groupe arrivé au bout d’un cycle.

Moins de riffs mémorables, moins d’urgence, moins de grandes chansons. Pas catastrophique, simplement très moyen pour Killswitch Engage.

A War You Cannot Win d’All That Remains

All That Remains a sorti The Fall Of Ideals. Il faut malheureusement vivre avec cette information lorsqu’on écoute A War You Cannot Win.

What If I Was Nothing est une bonne ballade et Oli Herbert reste évidemment monstrueux à la guitare. Mais beaucoup de morceaux semblent construits autour d’une recette radio-rock beaucoup trop prévisible, avec Stand Up comme parfait exemple.

Écoutez The Fall Of Ideals juste après. L’écart est assez méchant.