Lorna Shore : Grosse claque deathcore au Bataclan (avec Rivers Of Nihil, Ingested et d’autres)

(Mis à jour le ) à 16h41
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Lorna Shore : Grosse claque deathcore au Bataclan (avec Rivers Of Nihil, Ingested et d’autres) © Tetralens

Revoir Lorna Shore dans la capitale était déjà une bonne nouvelle : en tête d’affiche, c’est un vrai bonheur anticipé. Le reste de l’affiche ne gâche rien, et à mon arrivée, le Bataclan est déjà en ébullition.

Le dernier titre de Distant, auquel j’assiste in extremis, clôture un set auquel la foule semble répondre avec un entrain mesuré. Mais l’arrivée sur scène des Anglais d’Ingested va changer la donne.

Texte et photos par Tetralens (tetralens.com)

Ingested

À peine en place, les musiciens de Manchester nous annoncent la couleur avec un « on va briser vos os et prendre vos âmes ! » Et nous assènent leur brutal deathcore en pleine face avec une maîtrise de leur savoir-faire déjà confirmée.

Le style Ingested, caractérisé par un ADN de death metal très marqué par la rythmique de leurs compositions, auquel se superpose une rage vocale puissante, est bien représenté par la sélection de titres de cette performance. La présence de Lynn Jeffs à la batterie est quelque peu étouffée ce soir pourtant.

Jason Evans en digne frontman et Andrew Virrueta à la guitare ne sont pas en reste de dynamisme et incitent le public à une digne participation, notamment lors de Shadows in Time.

Sean Hynes est tout aussi engagé sur Invidious, et la foule s’illustre par des tourbillons de corps qui s’entrechoquent dans le pit, ou pour un digne wall of death lancé par Jason en maître de cérémonie qui lance le « go » et rappelle qu’on relève quelqu’un qui tombe.

Skinned and Fucked ne laisse pas de temps mort.

Un set un peu court mais intense, qui se termine sur Echoes of Hate. L’occasion d’un dernier petit tour de circle pit endiablé qui répond parfaitement à l’injonction d’Ingested de nous donner sang et chair, complété par des remerciements au public parisien pour sa belle participation.

Quel moment ! Mais la soirée est loin d’être terminée ! Place à la (relative) douceur de Rivers of Nihil.

Setlist :

  • Shadows in Time
  • Invidious
  • Skinned and Fucked
  • Echoes of Hate

Rivers Of Nihil

La formation de Pennsylvanie semble un peu en décalage dans cette soirée pleine de rage, où leur death metal technique et leurs variations de metal progressif apportent finalement de la nuance, notamment grâce à une setlist plutôt variée, qui donne du rythme à la performance.

Après une intro quelque peu déroutante sur Robocop, les musiciens démarrent avec The Silent Life, dans une atmosphère très technique, presque cérébrale, notamment via le jeu d’Andy Thomas à la guitare.

À la fois l’attitude des musiciens et l’atmosphère stylistique d’une profondeur plus contenue, font régner une ambiance non dénuée de force, mais qui prend aux tripes différemment du lâcher-prise du groupe précédent.

Death is Real, Focus, ou The Sub Orbital Blues (morceau de 2023), une variation de titres qui nous offrent un voyage à travers l’univers de Rivers of Nihil.

Where Owls Know My Name voit la performance s’achever où le chanteur Adam Biggs laisse découvrir une mélodicité plus marquée à travers une voix claire. Le public semble conquis bien qu’un peu partagé, mais la tornade de Lorna Shore va sûrement remettre tout le monde d’accord…

Setlist :

  • The Silent Life
  • Hellbirds
  • Focus
  • Sand Baptism
  • Death Is Real
  • The Sub Orbital Blues
  • Where Owls Know My Name

Lorna Shore

Une vibration particulière a envahi le Bataclan à l’heure de la sensation deathcore de ces derniers temps. La formation américaine, existant depuis 2009 et à laquelle Will Ramos s’est joint en 2021 de manière définitive, a pris une place de choix dans le cœur du public amateur de musique extrême.

Ils avaient déjà ravi Paris en première partie de Parkway Drive en septembre 2022, avec un bel accueil pour l’album Pain Remains.

Extinction des feux, vrombissements d’impatience dans le public, et le concert commence sur la montée en puissance symphonique suivie des rugissements de Welcome Back, O’ Sleeping Dreamer, sur un bel effet de pyrotechnie, étincelles et lumières vertes et dorées. La silhouette de Will Ramos, et des autres musiciens se découpe sur ce décor grandiose dans l’écrin musical de deathcore enrichi aux nappes symphoniques qui donnent une profondeur, une emphase qui fait la signature de Lorna Shore. Of the Abyss, sorti en 2021 en prélude à Pain Remains, est la suite parfaite de cette performance, où le soutien rythmique soutenu est exécuté avec précision et puissance par Adam DeMicco (guitare solo) et Austin Archey (batterie), ainsi que par Andrew O’Connor (guitare rythmique) et Michael Yager (basse).

Comme nous le précise le frontman pendant un intermède entre deux titres, Lorna Shore n’avait jusque-là jamais présenté un décor scénique aussi imposant, et on en est ravis. Pendant que Sun//Eater fait passer la salle à une étape supplémentaire de frénésie, où les slams et les mosh frénétiques se multiplient, avec notamment un fan déguisé en apôtre qui s’illustre depuis le début de la soirée, la performance vocale de Will Ramos n’en finit pas d’impressionner par sa puissance.

La succession des titres se poursuit dans une continuité fluide, comme on le vit sur la version studio, mais ici avec la force du live en plus, potentialisée par le partage avec le reste du public. Une véritable immersion, particulièrement sur To The Hellfire, véritable succès du groupe, avant un rappel au cours duquel le collectif nous régale du triptyque Pain Remains, qui clôt la soirée avec des effets pyrotechniques du plus bel effet !

Une soirée absolument mémorable.

Setlist :

  • Welcome Back, O’ Sleeping Dreamer
  • Of the Abyss (with Alan Grnja)
  • And I Return to Nothingness
  • Sun//Eater
  • Cursed to Die
  • Immortal
  • Into the Earth
  • To the Hellfire

Encore :

  • Pain Remains I: Dancing Like Flames
  • Pain Remains II: After All I’ve Done, I’ll Disappear
  • Pain Remains III: In a Sea of Fire

À propos de Tetralens

Cet article a été rédigé par Tetralens, qui est également la propriétaire de toutes les photos que vous avez vues ci-dessus.

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TETRAlens rassemble toutes les expressions de mon travail photographique, récent ou datant de plusieurs années. J’y présente principalement un extrait de mes captures de concerts live, essentiellement issus de la scène Metal et Rock, ainsi qu’un petit aperçu de mes autres sujets photographiques, tels que les paysages, les détails et l’architecture. D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu capturer à travers mon objectif ce que mes yeux voulaient immortaliser : le tranchant d’une lumière, la force d’un instant, la douceur d’un regard, l’énergie d’un moment, ces choses qui rendent le monde plus beau. Depuis mon plus jeune âge, cette passion m’a suivi dans mon quotidien ou dans mes voyages, mes yeux regardant constamment la nature, les villes et les gens comme une source d’inspiration pour nourrir mon expression artistique. Le canal le plus emblématique étant la musique live, les événements à travers lesquels l’humain est un vecteur des vibrations les plus positives.

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