Robert Trujillo de Metallica explique ce qui l’a inspiré à faire ses “doodles” avec Kirk Hammett

à 10 h 07 min
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Robert Trujillo de Metallica explique ce qui l'a inspiré à faire ses "doodles" avec Kirk Hammett

Lors d’une récente apparition sur Drinks With Johnny, l’émission animée par Johnny Christ (le bassiste de Avenged Sevenfold), Robert Trujillo, le bassiste de Metallica, a parlé de ce que l’on appelle les “doodles”, ces petites interventions amusantes et inhabituelles que Metallica a ajoutées à ses spectacles lors des dernières tournées du groupe.

À chaque arrêt, Robert Trujillo et le guitariste Kirk Hammett ont repris des chansons de certains artistes locaux, choisissant souvent des morceaux très éloignés du son Metal traditionnel du groupe. Les “doodles” sont apparus juste avant le solo de Robert Trujillo sur (Anesthesia) Pulling Teeth. Les chansons sont des interprétations épurées – seulement à la basse et à la guitare, et parfois Robert chante devant un pupitre.

À la question de savoir comment l’idée du “doodle” est née, Robert a répondu :

Nous étions en Europe – ce n’était pas la dernière tournée européenne, mais la tournée d’avant. Nous étions à Amsterdam, et nous avions essayé quelques trucs… Il y avait un moment en duo, où nous étions censés jouer une chanson de Metallica un peu moins connue, comme I Disappear ou quelque chose comme ça. Nous avons remarqué que nous n’obtenions pas le résultat que nous voulions. La foule s’attendait à ce que James vienne chanter, et on était genre : “Mec, ça ne fonctionne pas”. Les gens pensaient que c’était un prélude, et j’ai commencé à me dire : “On doit faire quelque chose de différent”. Alors, un soir, Kirk a commencé à jouer une chanson de Chic [Le Freak], et ça m’a complètement pris par surprise. Et je me suis dit : “Oh, merde. Ok, je vois ce qu’il veut faire”. Il s’est dirigé vers l’avant de la fosse en jouant ce morceau de funk. Il m’a eu le premier soir, parce que je ne connaissais pas vraiment la ligne de basse, alors j’ai improvisé. Et la deuxième nuit, je l’ai eue.

Il a continué :

Donc, ça a commencé là, en une fraction de seconde, même si on faisait encore des morceaux de Metallica. Puis, nous sommes arrivés en Europe, et nous étions à Amsterdam, et un membre de notre équipe de direction nous a suggéré : “Pourquoi ne pas jouer [une chanson du groupe de Rock néerlandais] Golden Earring, Radar Love ?”. Alors j’ai commencé à jouer la ligne de basse, puis la foule s’est mise à chanter, et c’était comme : “Attendez une minute. Il y a quelque chose à creuser ici”. Alors on a commencé à jouer des trucs de groupes locaux dans chaque ville. L’un des moments forts a été à Prague, où nous avons joué une chanson Country appelée Jožin Z Bažin [d’Ivan Mládek], qui était énorme.

L’an dernier, Kirk Hammett a parlé à Cosmo Music de ses “doodles” en direct avec Robert Trujillo :

On ne sait jamais vraiment quelle sera la réaction. Il faut comprendre que nous allons dans un pays, nous choisissons une chanson au hasard, et nous l’apprenons, alors que ça vient d’un artiste que nous n’avons jamais entendu auparavant. Nous prenons un risque en la jouant dans un stade devant 60 000 personnes, et nous espérons faire le bon choix. Durant la dernière étape [de la tournée], je dirais que nous avons tout déchiré, mais avant cela, il y a eu quelques moments douloureux. Il nous est arrivé de faire de mauvais choix, et les gens se disaient : “Hein ?”.

Il a ajouté :

Une fois, nous étions à Nashville, et nous avons joué une chanson de Loretta Lynn. Le jour suivant, nous avons reçu un message de Loretta Lynn, qui nous a dit qu’elle était au concert avec sa famille et qu’elle était très touchée quand nous avons joué sa chanson. Elle a dit qu’elle envisageait de reprendre une de nos chansons un jour, mais qu’en attendant, nous devrions faire plus de ses chansons.

Tous les artistes qui ont été mis en avant dans les “doodles” n’ont pas été flattés par la performance des deux musiciens de Metallica. L’ancien leader de Celtic Frost, Tom Gabriel Fischer (alias Tom G. Warrior), n’a pas été impressionné par l’interprétation de The Usurper par Robert et Kirk lors du concert de Metallica en mai 2019 à Zurich, en Suisse. Il a déclaré à Rolling Stone :

Ils l’ont massacré et c’était humiliant. Pourquoi ne gardent-ils pas leurs doigts de millionnaire loin de notre musique ? Ils ont depuis longtemps perdu la capacité de jouer du vrai Metal, à mon avis. Je devrais peut-être monter sur scène et faire une version misérable de Hit The Lights avec 200 erreurs pour équilibrer le tout.

Robert Trujillo sur Drinks With Johnny :

Source : Blabbermouth

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