Roger Waters, ancien membre du groupe Pink Floyd, a qualifié le président américain Joe Biden de « criminel de guerre » en direct à la télévision.
Waters s’est récemment engagé dans une discussion animée à la télévision américaine, contestant la position de Michael Smerconish, journaliste de CNN, sur la politique mondiale et la guerre.
L’interview (que vous pouvez regarder ci-dessous) a eu lieu un mois après le début de la tournée nord-américaine de Waters, This Is Not A Drill, et a abordé un large éventail de sujets, notamment la guerre en Ukraine, les relations entre Taïwan et la Chine continentale, et les fans de Pink Floyd qui assistent à ses concerts mais ne partagent pas ses opinions politiques.
La discussion a débuté par une question sur l’introduction des spectacles de Waters, où il dit au public : « Si vous faites partie de ces gens qui aiment Pink Floyd mais ne supportent pas mes idées politiques, vous feriez mieux d’aller vous faire foutre au bar [d’à côté] sur le champ. »
Lorsqu’on lui a demandé s’il souhaitait vraiment que les gens partent, le musicien a répondu : « On ne sait jamais… Ces gens, s’ils sont plongés dans une communauté comme mon public… il y a un si grand sens de la communication dans ces salles entre moi et le public, [cela pourrait les faire changer d’avis]. »
Il a poursuivi : « Si This Is Not A Drill a un message, c’est que nous devons communiquer, les uns avec les autres. […] Je n’ai qu’un seul message : ‘Deux étrangers se croisent dans la rue / Par hasard, deux regards se rencontrent / Je deviens toi et ce que je vois, c’est moi’. C’est mon message, et c’était dans [l’album] Meddle qui date de 1970 ; et fondamentalement mon message n’a pas changé – je reconnais votre humanité et je reconnais celle de tous les Russes, les Chinois, les Ukrainiens, les Yéménites et les Palestiniens. »
La discussion a ensuite porté sur le fait que Waters qualifie le président américain Joe Biden de « criminel de guerre » qui « ne fait que commencer » (dans ses spectacles), bien qu’il ait également attaqué Donald Trump lors d’une précédente tournée.
Waters a reproché à l’administration de Biden de ne pas avoir empêché l’invasion de l’Ukraine, en déclarant : « Cette guerre est fondamentalement due à l’OTAN qui s’est avancée jusqu’à la frontière russe – ce qu’elle avait promis de ne pas faire lorsque Gorbatchev a négocié le retrait de l’U.R.S.S. de toute l’Europe de l’Est. »
Lorsque Smerconish a fait valoir que les États-Unis avaient un rôle de « libérateurs », Waters a répondu : « Vous n’avez aucun rôle de ‘libérateurs’… vous êtes entrés dans la Seconde Guerre mondiale [à cause de] Pearl Harbor. Vous étiez complètement isolationnistes jusqu’à ce triste jour… Dieu merci, les Russes avaient déjà gagné cette guerre sanglante, ou presque, à ce moment-là. N’oubliez pas que 23 millions de Russes sont morts pour nous protéger, vous et moi, de la menace nazie. »
Essayant de faire passer son message le plus clairement possible à son interlocuteur, Waters a ajouté : « Essayez d’imaginer ce que les États-Unis feraient si les Chinois mettaient des missiles nucléaires au Mexique et au Canada. »
Smerconish a rétorqué que la Chine était trop occupée à « encercler » Taïwan pour s’en prendre aux États-Unis, ce à quoi Waters a répondu : « Ils n’encerclent pas Taïwan – Taïwan fait partie de la Chine et cela a été reconnu par l’ensemble de la communauté internationale depuis 1948. »
Il a ensuite qualifié de « conneries » les allégations selon lesquelles la Chine commet des atrocités sur ses propres citoyens, affirmant que, contrairement aux États-Unis, « les Chinois n’ont pas envahi l’Irak et tué un million de personnes en 2003 ».
L’interview s’est terminée par une poignée de main gênante, que vous pouvez voir ci-dessous.